Mais où est passée la virilité ?

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«Après le triomphe de la virilité au XIXe, une crise s'est peu à peu manifestée, laquelle se prolonge de nos jours», observe l'historien Alain Corbin. «Ce fut une volonté idéologique pour imposer une dévirilisation», répond Eric Zemmour.

 

Eric Zemmour est journaliste au Figaro, chroniqueur et écrivain.
Eric Zemmour est journaliste au Figaro, chroniqueur et écrivain.

 

Sans l'effacement, pour ne pas dire la mort de la virilité, auriez-vous eu l'idée d'en écrire l'histoire?

Alain Corbin - Il était temps effectivement de faire le point. Ce qui m'a intéressé, c'est la profondeur historique doublée de cette ambiguïté qui fait que la virilité est un accomplissement reconnu à travers les âges en même temps qu'un fardeau. Ceux qui ont laissé des journaux intimes, des agendas, de l'écriture de soi durant le XIXe siècle ont toujours eu des interrogations dans ce domaine. L'inquiétude est consubstantielle à la sexualité. Après le triomphe de la virilité au XIXe siècle, une crise s'est peu à peu manifestée, laquelle se prolonge de nos jours...

Eric Zemmour - Être à la hauteur du plaisir des femmes, se comparer aux autres, ne pas connaître de défaillance d'érection, tel est le fardeau existentiel de la virilité depuis toujours, qui explique l'angoisse des hom

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