Maintien des "fan zones" pour l'Euro 2016 de football

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MAINTIEN DES "FAN ZONES" POUR L'EURO 2016
MAINTIEN DES "FAN ZONES" POUR L'EURO 2016

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français et les organisateurs de l'Euro 2016 de football ont décidé mardi de maintenir le principe des "fan zones" durant la compétition en dépit de la menace de nouvelles attaques à caractère terroriste, mais aussi de renforcer les mesures de sécurité.

Les attentats du 13 novembre, qui ont fait au moins 130 morts, ont posé la question du maintien de ces zones censées accueillir des milliers, voire des dizaines de milliers de supporters dans les villes hôtes en juin et juillet prochains.

"Bien entendu, les fan zones qui ont été souhaitées par les maires comme des espaces festifs (pourront) être organisées. Nous mettons tout en oeuvre pour cela", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à l'issue d'une réunion à son ministère.

La sécurité à l'intérieur de ces lieux de rassemblement doit être assurée par des agents de sécurité privés recrutés par les villes organisatrices, et à l'extérieur par la police.

"Nous souhaitons maintenir l'organisation de ces fan zones (...) pour ne pas diminuer le caractère festif et populaire de cet événement", a justifié Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de l'association des villes hôtes.

L'ancien Premier ministre a également évoqué "le risque, s'il n'y avait pas de fan zones, de voir se disséminer des rassemblements ou des groupements qui seraient plus difficiles encore à sécuriser".

La réunion de la place Beauvau s'est tenue une semaine et demie après des attaques coordonnées qui ont visé Paris mais également les abords du Stade de France en plein match amical entre l'équipe de France et l'Allemagne.

"Nous voulons absolument dire aux Français et aussi aux étrangers qui viendront nous voir (...) que tout est sous contrôle en la matière", a déclaré le ministre des Sports, Patrick Kanner.

Parmi les dispositions déjà envisagées figure le renforcement de la vidéosurveillance dans les enceintes sportives et, selon le gouvernement qui continue à réfléchir aux mesures à prendre, "rien n'est exclu".

"Nous serons amenés au cours des prochaines semaines (...) à faire des points d'étape réguliers pour rendre compte des conditions dans lesquelles nous faisons évoluer notre dispositif", a dit Bernard Cazeneuve.

Dix stades, notamment le Stade de France où se joueront entre autres le match d'ouverture le 10 juin et la finale le 10 juillet, accueilleront les 51 rencontres de la compétition.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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