Maintien à domicile : l'Etat n'est plus aux petits soins

le , mis à jour à 07:28
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Maintien à domicile : l'Etat n'est plus aux petits soins
Maintien à domicile : l'Etat n'est plus aux petits soins

Étrange message au moment où les pouvoirs publics cherchent à développer les soins ambulatoires. En plein été, le 5 août, le Comité économique des produits de santé (CEPS), organisme interministériel chargé de fixer le prix des médicaments et dispositifs médicaux pris en charge par l'Assurance maladie obligatoire, a publié au « Journal officiel » un avis de projet de fixation de tarifs. Celui-ci prévoit de baisser de 4 à 10 % le prix de 250 produits fournis aux patients par les professionnels du maintien à domicile. On trouve dans cette liste de dix pages matelas anti-escarres, masques contre l'apnée du sommeil, stylos injecteurs, poches d'incontinence... En 2017, cette baisse permettrait 180 MEUR d'économies pour la Sécu. Elle s'imposerait dès le 1er novembre 2016.

 

Ce « coup de rabot sans précédent » a fait bondir, à leur retour de vacances, les associations de patients ( lire encadré ci-dessous) et la Fédération des prestataires de santé à domicile (PSAD). A leur demande, ils ont rencontré vendredi les ministères de la Santé et de l'Economie. La fin des discussions est reportée à la fin du mois. Interrogé, le ministère de la Santé insiste : « Les patients ne seront pas impactés. » Ces baisses de prix ne toucheront en effet que les entreprises qui utilisent les produits concernés et les facturent ensuite à l'Assurance maladie. « Nous allons être obligés de réduire nos prestations, voire de fournir des matériels low-cost », prévient Emeric Pividori, vice-président du Snadom, Syndicat national des associations d'assistance à domicile.

 

Une lettre à la ministre

 

Furieux, les 800 patrons d'associations et d'entreprises du secteur ont adressé, avec leur fédération et leurs syndicats, une lettre à la ministre de la Santé Marisol Touraine pour dénoncer une « baisse de prix totalement inédite par son ampleur et ses conséquences », qui risque « d'asphyxier un ...

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  • A4DF14 il y a 3 mois

    Au vu de l'évolution des petites sociétés de transport de malade autour de moi (Porche Cayenne, Harley Davidson et 4x4 de luxe ) Je ne comprend pas bien qu'on ne les gèrent pas plus serré que cela . Il ne sont que salarié de notre caisse assurance maladieMais ils en vivent grassement. Alors moins de pressions sur les petits et plus sur les profiteurs du systeme