Maif : pas de hausse des tarifs auto en 2014

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La mutuelle prend les devants alors que bientôt changer d'assureur devrait être plus facile.

La Maif se prépare à une concurrence accrue. Alors que le projet de loi sur la consommation qui devrait être présenté au Parlement fin juin prévoit de donner aux Français davantage de liberté pour changer d'assureur, la mutuelle de Niort a d'ores et déjà annoncé qu'elle n'augmenterait pas ses tarifs auto en 2014! Elle pourrait même les baisser. «Notre conseil d'administration décidera en septembre, au vu de la sinistralité», a expliqué mercredi Roger Belot, le PDG de la Maif. En 2013, la mutuelle, qui compte près de 3 millions de sociétaires, a augmenté de 2% les primes de ses contrats auto.

Pour justifier l'annonce précoce de sa future politique tarifaire, le quatrième assureur auto français, avance plusieurs arguments. À commencer par de bons résultats. Son bénéfice net a plus que triplé en 2012 (157 millions d'euros), grâce notamment à ses placements ­financiers. L'amélioration du contexte boursier a permis à la Maif d'engranger 257 millions d'euros de plus-values. «Le modèle mutualiste nous permet de répercuter les économies que nous réalisons au profit des assurés», souligne Roger Belot. Ainsi, entre 2003 et 2012, les sociétaires ont vu leurs cotisations d'assurance-auto baisser de 8%, alors que celles du secteur ont augmenté de 11% et l'inflation cumulée de 19%.

Le projet de loi sur la consommation dénoncé

Le projet de loi sur la consommation, qui prévoit que les Français pourront résilier à tout moment leurs assurances-auto ou habitation, passé les douze premiers mois, est «un mauvais coup porté au système mutualiste», assure Roger Belot. Selon une étude comparant les différents marchés européens, présentée ce jeudi au Gema, l'organisme qui rassemble les assureurs mutualistes, la résiliation d'assurance à tout moment aurait trois effets néfastes. La concurrence s'exercerait surtout sur les prix au détriment de la qualité des contrats. Par ailleurs, les consommateurs résilieraient plus souvent leurs assurances, ce qui pénaliserait le système mutualiste. «La solidarité intergénérationnelle ne peut fonctionner que si l'assuré reste dans la durée», avance Roger Belot. Enfin, les dépenses des assureurs pour attirer de nouveaux clients seraient conséquentes. «Ce qui à terme pourrait finalement se traduire par une hausse des cotisations, comme cela se passe en Grande-Bretagne», commente Pascal Demurger, directeur général de la Maif.

Pour l'heure, la mutuelle a décidé de séduire les jeunes actifs avec des offres dédiées. Les jeunes enseignants, qui souscriront leur assurance-auto, habitation ou l'offre couvrant les risques professionnels (agressions) pourront bénéficier de réductions tarifaires. Tout comme les actifs (non enseignants) de 22 à 30 ans.

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  • bignou56 le jeudi 16 mai 2013 à 12:10

    assureurs ; quand c'est pour prendre de l'argent,ils sont là mais quand il faut rembourser ya plus personne.pas de hausse mais plus de résiliation de contrat.Eh oui au bout de 3 sinistres non responsable,ils nous virent!!