Mahmoud Abbas évoque le risque d'une nouvelle Intifada

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PARIS, 22 septembre (Reuters) - Mahmoud Abbas a mis en garde mardi contre le risque d'une nouvelle Intifada si les heurts entre Israéliens et Palestiniens se poursuivaient. Après une rencontre avec le président palestinien à l'Elysée, François Hollande a demandé le respect des principes internationaux et rappelé qu'il avait multiplié les contacts avec les dirigeants de la région "devant la gravité de la situation". "Ce qui se passe est extrêmement dangereux, nous ne voulons pas que cela se poursuive", a dit Mahmoud Abbas dans d'une déclaration aux journalistes aux côtés du président français. "Si la situation devait se poursuivre, l'alternative serait le chaos ou une Intifada que nous ne voulons pas. Nous devons demander à Netanyahu d'arrêter, d'ordonner l'arrêt de ces événements qui se déroulent à Jérusalem, qu'il arrête la colonisation", a-t-il ajouté. Les tensions entre Israéliens et Palestiniens se sont nettement aggravées ces dernières semaines, les Palestiniens et des Etats arabes accusant Israël de violations des accords internationaux sur l'accès à l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem. Les forces de sécurité israéliennes sont en alerte à Jérusalem et en Cisjordanie en raison de la fête juive de Yom Kippour. Les autorités de l'Etat hébreu ont annoncé que les déplacements entre Israël et les territoires palestiniens seraient limités jusqu'à mercredi minuit. François Hollande a quant à lui appelé "à l'apaisement, au calme et au respect des principes" et dit "notre attachement à ce que rien ne soit remis en cause sur l'esplanade des Mosquées, c'est-à-dire le statu quo de 1967 qui régit les modalités d'accès". Mahmoud Abbas a apporté son soutien à l'initiative française visant à établir un groupe de soutien à l'organisation d'un effort de paix entre Israël et les Palestiniens. Paris soutient depuis plusieurs mois la mise en place d'un tel groupe qui engloberait le Quartet (Etats-Unis, Russie, UE et Onu), les membres du Conseil de sécurité, des pays arabes et des pays européens. Ce groupe serait chargé de faire pression sur les deux parties pour les inciter à faire des compromis. A terme, l'idée serait de faire approuver les pourparlers par une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu définissant un calendrier et fixant des paramètres pour les discussions. Ce projet est cependant freiné par la tiédeur des Etats-Unis dans un contexte de précampagne pour l'élection présidentielle. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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