Madrid se lasse de sa justice universelle

le
0

Une réforme va ôter aux juges espagnols le pouvoir de poursuivre les autocrates du monde entier.

Cela ressemble à une course olympique. Dans un premier couloir, les juges espagnols, pressés d'asseoir les grands tortionnaires du monde sur le banc des accusés. Lundi dernier, l'Audience nationale, la plus haute juridiction pénale, a lancé un mandat d'arrêt international contre cinq dignitaires chinois, dont l'ex-président Jiang Zemin et l'ex-premier ministre Li Peng, pour génocide, torture et crimes contre l'humanité au Tibet.

En face, les députés du Parti populaire (PP, droite), la formation de Mariano Rajoy, impatients de réformer la juridiction universelle. Ce principe juridique, utilisé notamment par le juge Baltasar Garzón contre Augusto Pinochet, permet à un tribunal national de juger les crimes les plus graves, même s'ils n'ont pas été commis sur son territoire. Un principe, a déclaré le porte-parole parlementaire du PP, qui «ne fait que provoquer de...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant