Madrid reporte l'adoption de son plan pour la dette des régions

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Madrid reporte l'adoption de son plan pour la dette des régions
Madrid reporte l'adoption de son plan pour la dette des régions

MADRID (Reuters) - Le gouvernement espagnol a reporté d'au moins une semaine l'adoption d'un nouveau mécanisme censé aider les régions autonomes espagnoles lourdement endettées à emprunter sur le marché, a-t-on appris vendredi de source gouvernementale.

Les 17 régions autonomes espagnoles, de fait empêchées de se financer sur le marché des capitaux en raison des rendements élevés qu'elles devraient payer, doivent rembourser quelque 36 milliards d'euros de dette arrivant à maturité cette année et trouver 15 milliards pour financer leur déficit autorisé.

L'endettement des régions espagnoles et les difficultés bancaires du pays se sont traduits par une envolée des coûts de financement de l'Espagne, au coeur d'un nouvelle épisode de la crise de la dette de la zone euro qui plombe depuis des semaines les marchés actions et la monnaie unique.

Des responsables espagnols avaient précédemment laissé entendre que Madrid avaliserait ce vendredi le projet pour les régions.

"Au bout du compte, il ne passera pas (au conseil des ministres). Le dossier a été étudié hier mais il y a encore quelques détails à régler. Il a été décidé de prendre quelques jours supplémentaires pour examiner ces détails", a dit la source à Reuters.

Mardi, une autre source gouvernementale avait déclaré que Madrid demanderait au Trésor d'émettre de la dette pour les régions, sous la stricte condition de respecter les objectifs en termes de réduction des déficits et de mise en place de mesures d'austérité.

La prime de risque demandée par les investisseurs pour détenir de la dette espagnole à dix ans plutôt que des titres équivalents allemands, référence du marché, a atteint, à 546 points de base, un plus haut depuis la création de la zone euro.

En raison de l'aversion généralisée au risque, les rendements de tous les titres de dette souveraine allemande ont touché des plus bas historiques, celui des obligations à deux ans passant même sous le niveau de zéro.

Le ministère du Trésor doit publier dans la journée les chiffres des déficits des 17 régions sur les premiers mois de l'année.

Ces données permettront de se faire une idée sur la capacité de l'Espagne à respecter son objectif de déficit budgétaire représentant 5,3% du produit intérieur brut (PIB) fixé pour cette année, contre 8,9% en 2011.

Les dépenses excessives des régions ont été l'un des principaux facteurs du non-respect de près de trois points de pourcentage de l'objectif 2011.

Après des semaines de négociations, le gouvernement central espagnol a avalisé les projets de budget des 17 régions, qui se sont engagées à réduire cette année leurs dépenses de quelque 13 milliards d'euros et à augmenter leurs recettes de cinq milliards.

Les régions espagnoles représentent environ 50% du total des dépenses publiques du pays et ont notamment sous leur responsabilité les budgets santé et éducation.

Blanca Rodriguez et Julien Toyer, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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  • hriey le vendredi 1 juin 2012 à 15:42

    C'est la panique la plus totale !

  • jeasab le vendredi 1 juin 2012 à 14:13

    Pour trouver de l'argent frais,ils n'ont qu'à vendre les biens immobiliers et historiques,ils trouveront preneur facilement(Les rois du pétrole achètent)et pourront renflouer leurs dettes!