Madrid la blanche devient rouge

le
0
Madrid la blanche devient rouge
Madrid la blanche devient rouge

Quatorze ans durant, le Real s'est toujours acoquiné des derbys de la capitale. Une habitude qui n'en est plus : une troisième fois de suite vainqueur au Bernabéu, les Colchoneros ont repris la main sur le contrôle de la capitale espagnole. Un vent d'air frais, un vrai.

La scène parait si lointaine. Et pourtant, elle n'est vieille que de cinq ans. En novembre 2011, alors que leur Real Madrid broie une énième fois le voisin rojiblanco, les Ultras Sur n'attendent pas même le temps additionnel pour dégainer une pancarte passée à la postérité : "A la recherche d'un adversaire digne pour un derby descend". Un chambarde en règle qui se retourne aujourd'hui contre tous les suiveurs madridistas. Car depuis ce revers de 4-1, et une disette longue de douze ans sans mettre au tapis l'ennemi héréditaire, l'Atlético de Madrid a repris le trône de la capitale castillane. Et de quelle manière. Le dernier succès en date (0-1), estampillé par un Griezmann galactico, pousse même l'antre de Chamartin au bord du précipice. Vainqueurs une troisième fois de suite en Liga au Santiago Bernabéu, les Colchoneros viennent, eux, d'établir un nouveau record dans l'histoire du championnat. Une prouesse statistique, un chef d'oeuvre pour le peuple des Matelassiers, c'est selon, qui n'aurait vu le jour sans l'arrivée du Cholo Simeone sous la guérite du Vicente Calderon. Mais pas que.

Griezmann punit un Real sans idée

Simeone : "C'est ce que nous sommes"


Signe d'un changement d'époque, Diego Simeone débarque en salle de presse du Santiago Bernabéu avec un sourire désormais habituel. Sa voix ne surjoue pas, ses mimiques restent discrètes, et ses mots d'une fatalité terrible pour un Madridismo qui déblatère sa haine à quelques pas de là, non loin de la Puerta 55 : "Nous prenons la possibilité de gagner ici avec naturel. C'est difficile de vous transmettre les sensations qu'ont mes joueurs lorsqu'ils sont dans l'autobus pour venir jouer ici. Mais que nous perdions ou que nous gagnions, l'équipe joue pareil. Voilà comment nous sommes". Cette identité, qui rend si fier le peuple des bords du Manzanares, prolonge la série en Liga à six derbys madrileños sans connaitre la défaite. Surtout, plus que la pathétique prestation des hommes de Zinédine Zidane, c'est bien le plan de bataille des Colchoneros qui a favorisé le délitement progressif du onze merengue. Pour ce, l'Atlético a répété le même schéma…



Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant