Madness : "J'ai été viré du groupe à cause d'un match de Chelsea"

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Madness ne meurt toujours pas. Le groupe emblématique du revival Ska dans l'Angleterre de Tacher, qui enchaina en son temps les hits dont les incontournables One step beyond et Our House, revient même avec un nouvel album intitulé Can't touch us now. Toutefois, le courant musical amateurs dont ces vilains garnements furent, de manière assez réductrice, les figures de proue, n'entretient pas la plus évidente des connexions avec le foot. Contrairement au punk ou à la Oi contemporaine. Or leur chanteur, Suggs, appartient sans conteste à la petite caste des artistes inconditionnels de Chelsea, aux cotés de Llyod Cole ou Jimmy Page. Et il raconte comment, à cause de son amour des Blues, il a failli rater son entrée dans la légende de la pop.

Madness a connu son plus grand succès durant sûrement les pires années du foot anglais en terme de hooliganisme. Toutefois vous semblez moins concernés que la Oi par exemple, alors que vos publics - rude boys, skinheads, herberts, etc - pouvaient sembler relativement proches parfois, comment vous l'expliquez ?
Je me souviens très bien de cette époque. Ce n'est un secret pour personne qu'en Angleterre, dans les années soixante-dix, nous étions confrontés à de gros problème de hooliganisme. À la suite de quoi, la loi est devenue vraiment extrêmement restrictive et répressive à ce propos, pour ce qui concernait l'intérieur des stades, dans les tribunes. Alors les gars se sont de plus en plus battus en dehors. Et parfois ils choisissaient leur groupe musicaux. Par exemple, West-Ham suivaient Secret Affair tout comme les mods d'alors. Et donc, oui, il arrivait que ces différentes catégories de personnes se bagarrent lors des concerts, tout comme c'était alors une réalités dans tout le pays. Après, cela a commencé à changer de nature, notamment avec l'arrivée du National Front et la vague de skinheads d'extrême-droite. Nous, les Specials et les autres, nous parlions surtout de musique et nous avions des musiciens noirs. Disons que le comportement des gens qui venaient à nos concerts a évolué et que les autres ne venaient plus.

Vous êtes connus pour être un pur fan des Blues de Chelsea. Qu'en est-il pour les autres membres du groupe ?
Nous venions tous du nord de Londres donc il semblait un peu logique d'être pour Chelsea. Les autres étaient néanmoins plus en retrait sur le sujet. Nous nous engueulions constamment,

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