« Made in France », plongée au c½ur d'une cellule djihadiste, est limité à la VOD

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Nassim Si Ahmed dans le film "Made in France".
Nassim Si Ahmed dans le film "Made in France".

Les attentats de 2015 ont conduit le distributeur du film de Nicolas Boukhrief à renoncer à le sortir en salles.

Un journaliste infiltré dans une mosquée clandestine intègre une cellule djihadiste en gestation, dont le premier projet d’attentat vise une école. A partir de cette idée, qu’il a développée à la suite des tueries perpétrées en mars 2012 par Mohamed Merah – qui ont fait sept morts – à Toulouse et à Montauban, Nicolas Boukhrief, ex-critique de cinéma à la revue Starfix, devenu scénariste et cinéaste (il est l’auteur notamment du Convoyeur, en 2003, et de Gardiens de l’ordre, en 2009), a réalisé un petit polar très efficace, dont l’intelligence politique rejaillit sur tous les aspects de la mise en scène.

Tendu par un suspense qui monte par paliers, au fil des dérapages et des accélérations que les accidents imposent au parcours, largement improvisé, des apprentis terroristes, ce film aurait légitimement trouvé sa place dans les salles des multiplexes. D’autant qu’il est remarquablement interprété par des acteurs plus justes les uns que les autres, en prise, comme le sont peu de films français, avec l’état réel du pays. La vague d’attentats qui a frappé la France en 2015 a changé son destin et a conduit, en janvier, SND, le distributeur d’origine, à se retirer du projet, et a découragé, après les attaques du– novembre, les circuits de salles de le programmer sur leurs écrans (voir Le Monde daté 16 novembre 2015 et daté 14 janvier 2016).

On pourrait, pourtant, arguer du fait que ces événements tragiques ont contribué à désamorcer ce que ce film, qui sort directement en VOD...

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