Madagascar : trois hommes, dont un Français, lynchés par une foule en furie

le
0
Madagascar : trois hommes, dont un Français, lynchés par une foule en furie
Madagascar : trois hommes, dont un Français, lynchés par une foule en furie

Trois hommes ont été tués jeudi par une foule d'émeutiers qui ont brûlé leurs corps sur l'île de Nosy Be, principale destination touristique de Madagascar. Des autorités locales ont évoqué des soupçons de trafic d'organes sur un enfant disparu. «Les émeutiers ont procédé à une chasse à l'homme contre des vazahas (ndlr : les étrangers européens en langue malgache), ce qui a abouti à la mort de deux d'entre eux dans la matinée», a déclaré l'adjoint du commandant de la gendarmerie, le général Guy Bobin Randriamaro. En fin d'après-midi, à quelques kilomètres de la plage où avaient été tués les deux Européens, un journaliste de l'AFP a constaté la mort d'un troisième homme, lynché et jeté dans un brasier.

Paris confirme le décès d'au moins un Français

L'une des trois victimes au moins était française, a fait savoir le Quai d'Orsay, ajoutant que Paris recommandait aux Français présents à Nosy Be de ne pas se déplacer, et que l'école française avait été temporairement fermée. Quelque 700 Français sont recensés à Nosy Be, a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.

Alors que l'on ne sait encore rien sur le troisième homme lynché, le flou règne également toujours sur l'identité de la deuxième victime. Des sources sur place ont indiqué qu'elle était de nationalité italienne, ce que n'a pas pu confirmer Rome immédiatement. Le général Guy Bobin Randriamaro avait dans un premier temps déclaré que les deux étrangers étaient Français. Nommés Sébastien et Roberto, ils avaient même selon lui «avoué sous la torture (des émeutiers) avoir commis des trafics d'organes». Jeudi matin, «le corps sans vie du garçon de 8 ans, disparu vendredi, a été retrouvé», sans ses organes génitaux, et sans sa langue, a ajouté l'adjoint du commandant de la gendarmerie.

Contacté par «Le Parisien»-«Aujourd'hui en France», un Français installé sur place conteste cette ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant