Madagascar pense adopter un nouveau code minier d'ici début 2016

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LONDRES, 19 novembre (Reuters) - Madagascar espère adopter d'ici le début de l'année prochaine un nouveau code minier et pétrolier et s'attend à une croissance économique de 5% en 2016, a déclaré jeudi son président. Madagascar, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, cherche à se développer en s'appuyant sur ses ressources naturelles mais il peine à attirer les investisseurs étrangers en raison d'une instabilité politique chronique et de la chute des cours des matières premières. S'exprimant lors d'une conférence avec des investisseurs à Londres, le président Hery Rajaonarimampianina a annoncé que son gouvernement était entré dans la dernière phase de la rédaction d'un nouveau code minier. L'île repose sur des gisements de nickel, de cobalt, d'or et d'uranium. "Nous sommes encore en train de débattre de tous les plus petits détails mais comparé au précédent, il constituera une amélioration à tous points de vue", a-t-il dit à la presse, en ajoutant que ce code serait adopté "cette année ou au moins au début de l'année prochaine". Un projet de texte daté du 27 août montre que Madagascar envisage de relever le montant des redevances d'exploitation et de réclamer une part de 10% dans les concessions. Des responsables du secteur minier à Madagascar craignent qu'un tel texte soit moins susceptible d'attirer les investisseurs que le précédent. Au sujet de la croissance, Hery Rajaonarimampianina a reconnu que l'économie de l'île avait souffert de la chute des cours des matières premières et de mauvaises conditions météorologiques. Il a néanmoins dit s'attendre à une croissance économique de 5% en 2016. "Nous avons d'autres secteurs prometteurs, comme l'énergie, les infrastructures, le tourisme et les services, et je crois que tout cela combiné avec des secteurs traditionnels comme l'agriculture, où nous pouvons augmenter notre productivité, va nous permettre d'accélérer la croissance", a-t-il dit. Le gouvernement de Madagascar a abaissé début novembre ses prévisions de croissance à 3,2% en 2015, conformément aux estimations du Fonds monétaire international (FMI), et à 4,5% l'an prochain. (Karin Strohecker; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)

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