Macron table sur une victoire totale contre l'EI dans quelques mois

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    ABOU DHABI, 9 novembre (Reuters) - Emmanuel Macron a tablé 
jeudi, lors d'une visite aux troupes françaises déployées à Abou 
Dhabi, sur une victoire militaire totale contre l'Etat islamique 
en Irak et en Syrie "dans les prochains mois" mais a averti que 
le "combat" n'était pas terminé. 
    L'EI, qui à son apogée début 2015 contrôlait un tiers de 
l'Irak et de la Syrie, a subi une série de revers ces derniers 
mois, cédant aux troupes locales appuyées par la coalition 
internationale les villes syriennes de Rakka et de Daïr az Zour 
et irakiennes de Tal Afar et Haouidja.  
    L'organisation conserve toutefois un pouvoir de nuisance et 
revendique régulièrement des attaques commises sur le sol 
français, comme celles de Paris et Nice, ou plus récemment 
l'attaque de Marseille.       
    "Nous avons gagné à Rakka et les prochaines semaines et les 
prochains mois, je le crois profondément, nous permettront de 
gagner complètement sur le plan militaire dans la zone 
irako-syrienne", dit Emmanuel Macron au deuxième jour de sa 
visite aux Emirats arabes unis.  
    "Mais il n'en sera pas terminé pour autant de ce combat", a 
ajouté le chef de l'Etat. "Au Golfe, en passant par l'Asie du 
sud-est et la bande sahélo-saharienne, nombreux sont encore les 
lieux où ce combat restera un combat aussi militaire".  
    Quelque 1.200 militaires français participent actuellement à 
l'opération française Chammal qui s'inscrit dans le cadre de la 
coalition internationale de lutte contre l'Etat islamique en 
Irak et en Syrie.  
    Au fil des défaites de l'EI, la question du retour des 
combattants étrangers dans leur pays d'origine a surgi, 
suscitant l'inquiétude des pays concernés, au premier rang 
desquels la France.  
    Une vingtaine de familles de femmes françaises parties 
rejoindre de l'EI à Rakka ont demandé fin octobre à Emmanuel 
Macron de faciliter leur rapatriement afin qu'elles soient 
jugées en France, et non en Syrie. 
    Interrogé sur le rapatriement des femmes et des enfants 
mercredi soir par France 2 en marge de l'inauguration du Louvre 
Abou Dhabi, Emmanuel Macron a indiqué que cela "dépendait des 
pays et des situations". 
    "Nous avons des échanges permanents avec la justice 
irakienne et quand des crimes sont identifiés pour des 
ressortissants français (...) ils doivent être jugés", en Irak, 
a-t-il dit. 
    "Pour les femmes et les enfants, ce sera du cas par cas, en 
fonction des situations", a-t-il ajouté. "Lorsqu'ils reviennent 
en France, les adultes sont soumis à la justice française, sont 
incarcérés, seront jugés. Pour ce qui est des enfants, ils font 
l'objet d'ores et déjà d'une procédure toute particulière et 
d'un suivi très particulier sur le plan médical et 
psychiatrique". 
 
 (Marine Pennetier avec bureau d'Abou Dhabi, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • Berg690 il y a un mois

    Dommage, il parait qu'ils faisaient du bon boulot....Vont venir le faire chez-nous maintenant.