Macron mobilise ses troupes pour une "vraie alternative"

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    * L'ancien ministre de l'Economie réunissait ses "animateurs 
locaux" à Paris 
    * Il va détailler un "contrat de transformation" du pays 
    * Violente charge contre le FN, "parti qui salit la 
République" 
 
    PARIS, 5 novembre (Reuters) - Emmanuel Macron a fait un pas 
supplémentaire samedi vers une candidature à l'élection 
présidentielle de 2017, en assurant à ses troupes, "force de la 
vraie alternative", qu'il serait "pleinement engagé" à leurs 
côtés dans les prochaines semaines.  
    Dans un discours aux accents très présidentiels, le 
fondateur de "En Marche!" a appelé ses animateurs locaux, réunis 
à Paris pour une journée de formation, à ne pas considérer la 
présence du Front national au second tour comme une "fatalité", 
et annoncé qu'il détaillerait fin novembre un "contrat de 
transformation" du pays.  
    "A partir d'aujourd'hui, je compte sur vous, vous l'avez 
compris, parce que vous toutes et tous qui êtes là, vous êtes 
les engagés, celles et ceux dont le pays a besoin", a lancé 
l'ancien ministre de l'Economie. "Et vous pouvez compter sur 
moi, parce qu'à vos côtés, dans les prochaines semaines et les 
prochains mois, je serai aussi pleinement engagé", a-t-il 
ajouté.  
    "Nous sommes aujourd'hui plus de 92.000, cette force de la 
vraie alternative qui ne veut pas se résoudre à l'alternance", 
s'est réjoui l'ex-ministre de François Hollande, raillant ceux 
qui l'avaient mis en garde contre une aventure solitaire.  
    Après des meetings de restitution de son "diagnostic" de la 
France, Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement fin août, 
a indiqué samedi qu'il présenterait sous peu un "contrat de 
transformation" du pays, visant à définir les responsabilités de 
tous les acteurs de la société: Etat, collectivités 
territoriales, associations, entreprises ou simples citoyens.  
    "Nous allons ensemble, avec méthode, à partir de la deuxième 
partie du mois de novembre, décliner ce contrat de 
transformation, avec quelques solutions claires et fortes", 
a-t-il expliqué.  
    "Je ne rentrerai pas dans le cirque de la proposition 
changeable", a-t-il ajouté. "Le cirque de la proposition, ça 
donne ensuite le gouvernement de l'anecdote." 
     
    "PROPOSER ET AVANCER" 
    L'ex-banquier, qui vient d'annoncer qu'il allait 
démissionner de la fonction publique, tient son calendrier, sans 
se prononcer pour l'heure sur sa candidature.  
    Plus tôt dans la journée, le secrétaire général de "En 
Marche!", Richard Ferrand, avait déclaré sur France Info qu'il 
prendrait sa décision "entre maintenant et fin décembre ou début 
janvier". 
    En tout état de cause, il ne se présentera pas dans le cadre 
de la primaire de la gauche, a insisté le député socialiste du 
Finistère. Emmanuel Macron a lui-même dit samedi qu'il voyait 
dans le système des primaires la "quintessence" des "jeux 
d'appareils" qu'il entend mettre à mal.  
    Dans une violente charge contre le Front national, "parti 
qui salit la République", Emmanuel Macron a appelé ses troupes à 
se mobiliser pour éviter sa présence au second tour de 
l'élection présidentielle de 2017, promise par de nombreux 
sondages.  
    "Aucun démocrate ne peut accepter d'être pris en otage d'une 
élection tronquée, amputée d'un tour", a-t-il dit.  
    "Nous ne devons pas considérer comme une fatalité la 
présence du Front national au deuxième tour de l'élection 
présidentielle, nous devons considérer comme un devoir, une 
exigence, une volonté, nous, d'être là, de nous battre, de 
proposer et d'avancer", a-t-il ajouté.  
    "La clé du renouvellement politique, elle est chez nous." 
 
 (Chine Labbé, édité par Henri-Pierre André) 
 
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