Macron : Hollande et Valls ciblent « Brutus »

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Macron : Hollande et Valls ciblent « Brutus »
Macron : Hollande et Valls ciblent « Brutus »

Un jeu de billard à trois bandes. Ou, peut-être, un jeu de massacre. François Hollande et Manuel Valls avaient beau s'y attendre, l'annonce officielle de la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle est un nouveau coup dur à cinq mois du scrutin. Et pas seulement parce que Brutus (surnom de l'ex-ministre de l'Economie) a trahi son mentor, le président qui l'a sorti de l'anonymat il y a deux ans en le nommant à Bercy. Mais parce que, en décidant de faire bande à part en contournant la primaire socialiste, Macron fracture un peu plus la gauche et met la pression sur Hollande (qui s'est tenu informé par SMS depuis Marrakech où il participait à la COP22) pour le pousser à renoncer à briguer sa propre succession. « Il porte une responsabilité historique puisqu'il assure mécaniquement que la gauche ne sera pas au second tour », se lamentait à chaud Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche.

 

Hormis les soutiens de l'ex-banquier au sein du PS, les socialistes ont pilonné comme un seul homme l'initiative en solo de leur ancien espoir. « J'espère qu'il ne cherche pas à faire perdre la gauche », soupirait il y a quelques jours un ministre.

 

Un ministre : « Emmanuel ne mesure pas la violence d'une campagne»

 

Manuel Valls, lui, avait déjà préparé la riposte : « Pour porter cette responsabilité, il faut une éducation à la conduite du pouvoir, à la responsabilité, un sens de l'Etat. Il faut de l'expérience. » En clair, Macron en manque... contrairement à lui. « Emmanuel ne mesure pas la violence d'une campagne. Il va se faire rapiécer. J'ai presque du chagrin pour lui », confie, non sans condescendance, un ministre. Il reste que, dans les jours qui viennent, les socialistes vont scruter les sondages avec fébrilité. En particulier le score de Macron chez les sympathisants de gauche et du PS. « On verra à qui profite le crime », lâche un pilier de la hollandie. « Pour Macron, ça passe ou ...

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  • rodde12 il y a 2 mois

    Brutus, Trahir des nulos c'est se réveiller d'un cauchemar.

  • am013 il y a 2 mois

    Macron a joué intelligemment....s'il perd sur la présidentielle. Il aura tout de même recueilli une certaine notoriété de voix et sera récupéré par le nouveau gouverne,est élu. S'il gagne, c'est encore mieux bien-sûr pour lui.En se présentant les arguments de la gauche sont faibles pour le contrer car c'est eux qui l'ont pris en son sein. Donc Hollande. Valls et les autres sont foutus....il y aura division...ce qui va ouvrir un probable second tour sur droite et FN...