Macron défend l'alliance Renault-Nissan et rejette toute fusion

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EMMANUEL MACRON REJETTE TOUT PROJET DE FUSION ENTRE RENAULT ET NISSAN
EMMANUEL MACRON REJETTE TOUT PROJET DE FUSION ENTRE RENAULT ET NISSAN

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a défendu mardi la gouvernance actuelle de l'alliance entre Renault et Nissan et a rejeté tout projet de fusion entre les constructeurs automobiles.

"Je suis pour deux choses, la préservation de l'alliance Renault-Nissan dans ses équilibres tels que signés en 2002, deuxièmement l'intégration opérationnelle des deux groupes", a-t-il dit au micro de la matinale d'Europe 1.

"Ce n'est pas la fusion, elle n'est pas à l'ordre du jour, elle n'a pas à être à l'ordre du jour", a-t-il insisté alors que le Premier ministre, Manuel Valls, a soutenu la même position dimanche.

Un bras de fer entre le PDG de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, s'est installé depuis la brusque montée de l'Etat au capital du groupe français en avril afin de s'assurer les droits de vote doubles prévus par la loi Florange.

Emmanuel Macron a répété mardi que la montée au capital de Renault de l'Etat était temporaire.

"Nous repasserons à 15% de détention dès que les intérêts patrimoniaux des contribuables seront pleinement préservés, c'est-à-dire qu'on ne va pas perdre d'argent dans cette opération, on n'est pas loin de pouvoir le faire mais il faut le faire de manière progressive", a-t-il dit.

Le conseil d'administration de Renault n'est pas parvenu vendredi à résoudre le conflit sur la répartition des pouvoirs au sein de l'alliance entre le constructeur français et Nissan, mais est tombé d'accord pour soutenir de nouvelles discussions et tenter ainsi de sortir de l'impasse.

Reuters a rapporté la semaine dernière que Nissan avait formulé en septembre des propositions confidentielles pour mettre fin au contrôle de Renault, via une augmentation de sa participation dans son partenaire français et une réduction de celle de Renault, actuellement de 43,4%, dans son capital.

L'Etat français détient actuellement 19,7% du capital de Renault.

(Julien Ponthus, édité par Simon Carraud)

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  • ddt15 le mardi 10 nov 2015 à 08:37

    renault a sauve nissan? capitalisation boursiere de nissan 40 milliards, renault 15 milliards, ya des comiques

  • frenchto le mardi 10 nov 2015 à 08:34

    Renault est venu sauver NISSAN a une époque où NISSAN allait disparaitre. RENAULT possède une majorité des parts dans l'alliance. Ce n'est pas parce que NISSAN se porte mieux aujourd'hui grâce à l'action de RENAULT qu'il faut mettre RENAULT à l'écart. La répartition d'aujourd'hui est celle du marché

  • boudet le mardi 10 nov 2015 à 08:24

    Ils ont beau repasser à 15%, le mal est fait avec les droits de vote double qui vont pourrir longtemps les relations avec Nissan (et le japon). L'équilibre initial n'est pas retrouvé, et contrairement à ce qu'il dit, l'équilibre de 2002 ne sera pas retrouvé avec 15%. Et il le sait, donc encore un menteur au gouvernement.

  • finkbro1 le mardi 10 nov 2015 à 08:05

    l état, vu leur terrible compétence, devrait s abstenir de se mêler des affaires qui marchent, elles sont assez rare pour ne pas subir des décisions démagogiques suici.daires