"Ma blessure au genou a conditionné mon expérience au PSG"

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"Ma blessure au genou a conditionné mon expérience au PSG"
"Ma blessure au genou a conditionné mon expérience au PSG"

Retraité depuis trois ans, l'ancien milieu de terrain âgé de 35 ans s'occupe aujourd'hui de la formation, à Estoril, son dernier club en tant que joueur. De l'eau a coulé sous les ponts depuis son passage au PSG, mais Hugo Leal n'en garde pas moins de souvenirs. Entretien avec un homme qui a également côtoyé Jorge Jesus et Marco Silva, les deux entraîneurs portugais à la mode.

Que faites-vous maintenant que vous avez raccroché les crampons ? Je suis responsable de la formation à Estoril, c'est-à-dire que j'organise toutes les activités liées à la formation du club, donc on parle de 570 jeunes. Je suis responsable auprès des entraîneurs mais aussi des parents des joueurs.

On a l'impression que les clubs portugais parient de plus en plus sur la formation après une période de relâchement à ce niveau… Je pense que l'on travaille bien mieux qu'il y a plusieurs années, que les clubs investissent bien plus dans les catégories de juniors, mais à mes yeux, le manque de confiance à l'égard des joueurs formés au Portugal existe toujours. En gros, on forme de meilleurs joueurs, mais au lieu de parier sur eux, les clubs ne les font pas jouer régulièrement dans les équipes principales. Résultat, nombre d'entre eux partent à l'étranger pour représenter des clubs d'autres nationalités. Il y a un vrai problème de transition entre les catégories de jeunes, où le Portugal a souvent eu des équipes de niveau élevé, et les seniors. Chez les jeunes, les clubs portugais font un super boulot. Les seules plaintes que je reçois de mon côté concernent uniquement cette fameuse transition…

On voit tout de même qu'avec un entraîneur comme Rui Vitória, Benfica donne sa chance à pas mal de jeunes. (Il coupe) Benfica est l'exemple type d'une équipe qui travaille très bien au niveau de la formation. Cette saison, ils récoltent les fruits de ce travail en réussissant à faire monter des éléments formés au club chez les seniors et à faire en sorte qu'ils s'y installent durablement.

Pour en revenir à la transition que vous avez évoquée entre les jeunes et les seniors, comment est-il possible de la faciliter ? Tout simplement en coordonnant les objectifs du centre de formation, à savoir lancer les jeunes joueurs qui ont le niveau pour viser plus haut, et ceux des équipes principales. Le problème, c'est que dans bien des cas, les objectifs de ces dernières passent par le recrutement de joueurs étrangers, et cette politique finit forcément par faire de l'ombre aux espoirs locaux. Si les deux parties ont un projet commun, alors cette phase de transition s'en retrouvera facilitée.

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