Lyon-Turin-Hollande et Renzi s'engagent à poursuivre les travaux

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PARIS, 24 février (Reuters) - François Hollande et Matteo Renzi ont pris mardi l'engagement de poursuivre les travaux de la ligne Lyon-Turin et ont annoncé qu'ils présenteraient une demande de financement européen du projet ferroviaire pour les cinq prochaines années. Le président français et le président du conseil italien, réunis pour un sommet à l'Elysée, ont confirmé que le dossier serait transmis jeudi à la Commission européenne qui doit financer 40% des travaux estimés à environ trois milliards d'euros pour la période 2014-2020. "Nous pouvons maintenant dire que le Lyon-Turin est non seulement acté mais lancé, sa réalisation prendra encore du temps, mais il n'y a plus aujourd'hui aucun frein, aucun obstacle pour aller vers la réalisation de cet ouvrage", a déclaré François Hollande devant la presse à la fin du sommet. Après l'abandon de l'écotaxe et des quelque 1,2 milliard d'euros qu'elle devait rapporter chaque année, le gouvernement n'a pas encore défini comment il financera sa part, comprise entre 750 et 800 millions. Une mission a été confiée au député socialiste Michel Destot et au sénateur UMP Michel Bouvard pour définir des modes de financements alternatifs. A terme, le coût total de la construction du tunnel sous les Alpes devrait coûter 8,5 milliards d'euros, dont 2,9 milliards pour l'Italie et 2,2 milliards pour la France, le solde de 3,4 milliards devant être à la charge de l'Union européenne. Environ un milliard d'euros ont déjà été engagés dans les travaux préparatoires. Des écologistes ont lancé une campagne contre le Lyon-Turin, une infrastructure qu'ils jugent inutile et trop coûteuse. Ils ont saisi l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) pour des fraudes qui entacheraient, selon eux, le projet. La ligne doit permettre de basculer de la route vers le rail le transport de marchandises à travers les Alpes, augmentant considérablement le volume de fret entre les deux pays. Le sommet franco-italien a aussi été l'occasion pour les deux pays de préparer des projets économiques bilatéraux dans le cadre du plan de relance 315 milliards d'euros préparé par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Des chefs d'entreprises des deux pays ont ainsi proposé de présenter "un programme d'investissement commun franco-italien pour être éligible au plan Juncker", a dit le président français sans préciser quels projets étaient à l'étude. (Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

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