Lyon, petit bordel entre amis

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Lyon, petit bordel entre amis
Lyon, petit bordel entre amis

Battus pour la huitième fois de la saison samedi face à Guingamp, l'Olympique lyonnais et son entraîneur, Bruno Génésio, traversent leur première crise commune, entre des résultats pourris et un équilibre tactique discutable. Reste que le problème est aujourd'hui plus profond : et si Aulas avait tout simplement flingué son projet dès cet été ?

Rarement son visage aura été autant marqué. Les traits sont tirés, le regard perdu en haut d'un corps qui titube sous les secousses. Il ne crie pas, ne hurle pas. En réalité, et c'est ce qui est le plus frappant, il ne bouge pas et encaisse sans un bruit. Derrière sa ligne, debout sous les sifflets du Parc OL, Bruno Génésio se repasse probablement le film de dix mois d'un mandat qui ne devait pas se dessiner ainsi. Hier encore, le coach lyonnais, biberonné à l'institution OL, était l'homme qui avait relevé son club de toujours, alors neuvième de Ligue 1, au moment d'écarteler la dinde en décembre dernier après une septième défaite en championnat à Mezzavia. Hubert Fournier avait été dégagé, lui installé et son discours était clair. Voilà ce qu'il expliquait récemment : "Quand j'ai pris le poste, je sortais de plusieurs mois où j'avais été adjoint. J'étais aussi responsable de ce qui arrivait au club, donc j'ai fait un bilan de ce qui n'allait pas. (...) Les bons résultats nous ont endormis et certaines valeurs ont été bafouées. Être exigeant sur le terrain et en dehors, respectueux les uns envers les autres en tenant compte des règles de vie commune : l'OL a toujours eu une culture de la compétition, de la gagne, mais aussi des valeurs inculquées aux jeunes, de la formation jusqu'en pro." Génésio a alors dopé son effectif, l'a fait jouer comme rarement et a bouclé ses premiers mois d'entraîneur en chef à la deuxième place du championnat devant Monaco après avoir notamment claqué le PSG au Parc OL (2-1). Tout était parfait. Sauf que la qualité du jeu a souvent gommé ses failles. Celle d'un groupe mentalement friable, sans leader et qui explose rapidement. Et le discours a changé : "C'est de très, très loin le moment le plus difficile depuis le début de ma mission. Mais ça l'est aussi pour l'ensemble des membres du club. On est tous très touchés. On est dans une tempête et il ne faut pas fuir ses responsabilités." Samedi 22 octobre 2016, Lyon vient de se faire baffer à la maison par un doublé de Marcus Coco.

La défense et les schémas


Les chiffres ne mentent pas : 14 matchs officiels disputés cette saison, huit défaites pour cinq victoires, soit le pire bilan de l'histoire du club. Que s'est-il passé ? Comment un OL aussi séduisant lors de la deuxième partie de…


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