Lyon (F)-Renard : « Des larmes, mais de joie »

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Wendie Renard et les Lyonnaises espèrent renouer avec la victoire finale en Ligue des Champions, jeudi soir face à Wolfsburg en Italie. Non seulement pour prendre leur revanche de 2013, mais aussi pour offrir les plus beaux adieux à Henry, Necib et Schelin.

Wendie Renard, Wolfsburg, ce n’est pas un bon souvenir pour vous… Forcément, si on repense à 2013 : cette équipe nous avait empêchées de faire le triplé, c'est-à-dire de gagner trois fois cette Ligue des Champions. Maintenant, entre temps, cette équipe a changé, même s’il reste encore des joueuses de 2013. On a les armes pour, ça sera à nous de faire le nécessaire dès le coup d’envoi pour battre cette équipe. Le Wolfsburg de 2016 présente-t-il beaucoup de similitudes avec celui de 2013 ? Des joueuses sont arrivées, d’autres sont parties, d’autres ont arrêté, comme (Nadine) Kessler. Le plan de jeu, lui, est resté le même, puisque c’est toujours le même entraîneur qui est en poste. Mais c’est vrai qu’étant donné que de nouvelles joueuses sont arrivées, la dynamique est nouvelle elle aussi. Doit-on s’attendre à une finale très offensive ? Forcément. C’est une finale, donc les deux équipes auront à cœur d’attaquer. En tant que défenseur, j’essayerai de faire le nécessaire pour bloquer les attaques allemandes, mais nous aussi, nous avons de quoi faire offensivement, et ça sera à nous collectivement de bloquer cette équipe, parce que nous en sommes capables. Après, c’est une finale de Ligue des Champions, donc ça sera forcément un gros match. Votre défaite de 2013 peut-elle créer une certaine crispation de votre côté ? Je ne pense pas. En tout cas, je ne l’espère pas. En tout cas, ça doit nous servir de leçon, on doit avoir un peu plus d’expérience de ce côté-là. Maintenant, il y a des joueuses qui ont connu les deux années de suite où on a remporté cette Ligue des Champions. Cela doit être un plus pour nous pour ne pas se mettre la pression, et jouer notre jeu. Parce que si on en est arrivés là, c’est parce que l’on a développé notre jeu et que l’on a marqué des buts. Il faudra rééditer les performances que nous avons pu faire en Ligue des Champions.

Renard : « Envie de refaire le triplé »

Le Lyon d’aujourd’hui semble plus impressionnant que celui qui s’était incliné en finale en 2013… En tout cas, nous sommes plus armées. Nous pouvons marquer de partout, y compris avec nos défenseurs sur les coups de pied arrêtés. Maintenant, on connaît la force des Allemandes, qui est de ne jamais lâcher. Dès le coup d’envoi, il faudra être présente et ne pas laisser espérer cette équipe. Il faudra vite marquer pour prendre l’ascendant psychologique sur cette équipe. Que représenterait un échec lors de cette finale de jeudi pour vous ? Si on n’arrive pas à remporter cette finale, on terminera sur le même bilan que l’année dernière, ça voudra dire qu’on n’aura pas progressé. Maintenant, on a toutes les cartes en main pour pouvoir faire le triplé. Quand on fait le triplé, c’est quand même quelque chose d’extraordinaire, donc quand on l’a déjà fait une fois, on a envie de le refaire. Nous en aurons toutes envie. Nous sommes prêtes et nous irons à Milan pour gagner. Amandine Henry, Lotta Schelin et Louisa Necib disputeront leur dernier match sous les couleurs de l’OL. Qu’est-ce que cela représente à vos yeux ? C’est une motivation supplémentaire. Ces trois joueuses sont des joueuses extraordinaires et on a partagé tellement de bons moments ensemble. Elles seront motivées mais nous aussi pour pouvoir leur offrir ce dernier trophée. Il y aura forcément beaucoup d’émotion. A la fin, il y aura des larmes, j’espère que ce seront des larmes de joie et pas de déception. On fera tout pour qu’elles puissent partir sur un triplé et gagner tous ensemble.
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