Lyon et sa déroute napoléonienne

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Lyon et sa déroute napoléonienne
Lyon et sa déroute napoléonienne

Déjà dos au mur à l'heure d'affronter le Zenit Saint-Petersbourg, l'Olympique Lyonnais n'a pas réussi à déjouer les pronostics et s'est incliné face à une équipe plus maligne qu'elle. Dommage de dire adieu à la C1 dans de telles conditions.

De tous les déplacements, ceux-ci sont peut être les plus difficiles à appréhender. Ces voyages dans des pays lointains, au climat plus difficile, contre des équipes dont on ne sait au final pas grand chose et qui évoluent dans des championnats qu'on aime qualifier de "mineurs". Sans y aller en grand favori, l'Olympique Lyonnais est parti à Saint-Petersbourg avec bon espoir de ramener une victoire et ses trois points précieux pour la course à la qualification. Un peu comme un Napoléon était parti faire campagne dans les steppes russes en 1812. Et Lyon est finalement rentré bredouille, comme Napoléon. Avec une différence notoire : si le dictateur français ramenait avec lui beaucoup de blessés, Hubert Fournier les avait déjà lors du voyage aller.

De l'audace, mais rien dans les godasses


Arrivé en terres russes, Hubert Fournier avait pourtant réussi à surprendre son monde et à répondre à l'appel de beaucoup de supporters mécontents en alignant enfin un 4-3-3 dès le coup d'envoi. Pas peu fier de son coup, le technicien avait même décidé de tester Rafael sur une aile, un cran et demi au dessus de son poste de prédilection. Il faut dire que depuis le début de la saison, le latéral avait plus apporté offensivement que défensivement. Seulement, pour jouer ailier face à une équipe recroquevillée et physique, la vitesse ne suffit pas, et le Brésilien l'a semble-t-il appris à ses dépens. De l'audace, donc, il faut croire que Fournier n'en a pas manqué, bien que le choix Rafael soit discutable. Ghezzal semblait être dans une bonne période (sa rentrée tendant à prouver le contraire) et apte à évoluer à ce poste.

Seulement, tout comme Napoléon et ses armées ont échoué à maintes reprises aux portes de Saint-Petersbourg, la stratégie lyonnaise n'a pas payé. La faute à une absence totale de répondant face au duel physique imposé par les Russes. Gonalons, pourtant connu pour son jeu " dur sur l'homme" et ses intervention autoritaires, est passé complètement à côté de son match, manquant cruellement de la gnaque requise pour évoluer à son poste à ce niveau. Le constat est à peu de choses près le même pour Ferri et Tolisso, qui n'ont jamais su trouver de solutions dans un milieu solide et organisé. Pourtant habitué au championnat russe, Matthieu Valbuena, qui a réalisé beaucoup d'efforts, aurait pu être lui aussi plus puissant. Bref, une nouvelle fois, et ce malgré les efforts…




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