Lynel Kitambala : " Même à mon pire ennemi, je ne lui conseillerais pas la Bulgarie "

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Lynel Kitambala : " Même à mon pire ennemi, je ne lui conseillerais pas la Bulgarie "
Lynel Kitambala : " Même à mon pire ennemi, je ne lui conseillerais pas la Bulgarie "

Grande promesse de l'AJ Auxerre, ancien international espoirs passé par Lorient puis Saint-Étienne, Lynel Kitambala cherche un fil rouge solide pour sa carrière. À 27 ans, il sort tout juste d'une expérience difficile au Levski Sofia, un championnat où il a entendu des cris de singe et vu une équipe arrêter un match pour protester contre l'arbitrage.

Comment tu t'es retrouvé au Levski Sofia cet été ? J'avais attendu de voir les offres que je pouvais recevoir cet été après avoir quitté Charleroi, pour choisir la meilleure option qui s'offrait à moi. Je n'ai eu que deux propositions concrètes, le Red Star et le Levski Sofia. J'avais eu une discussion avec Pauline Gamerre et Steve Marlet, j'avais passé un bon moment avec eux. Puis la proposition du Levski est arrivée à la fin. J'ai choisi ce club, car je voulais voir ce qu'il se passait à l'étranger, le projet sportif me semblait intéressant. Je n'avais pas forcément envie de revenir en Ligue 2 en France. À Sofia, cela s'est bien passé au départ, mais j'étais à court physiquement et, après quelques matchs, je me suis blessé. À la suite de cela, tout n'a pas forcément bien fonctionné, donc avec le club, on est en train de négocier pour se séparer à l'amiable. Mon avocat est en discussion pour casser mon contrat qui court jusqu'à 2017.

Tu retiens quoi de ces mois à Sofia ? Le foot bulgare avait notamment été marqué cet été par la relégation administrative du CSKA Sofia en D3, le grand rival du Levski... On m'a parlé de ce derby, je connaissais ce club aussi, un mythe en Bulgarie. Mais bon, le football bulgare, on ne peut pas le comprendre sans y avoir été. Le niveau est assez bas, plus faible que la Ligue 2 française déjà. Il y a aussi des éléments de l'environnement qui m'ont marqué et déplu, notamment sur certains matchs où j'ai entendu des cris de singe. Cela ne m'était pas forcément destiné, mais quand même... On m'avait plus ou moins mis en garde, mais bon, des joueurs blacks qui ont joué et réussi là-bas, il y en avait. Je ne fais pas de jugements et d'amalgames, mais ces cris m'ont choqué, d'autant plus que cela venait de nos propres supporters. Mais ce qui m'a le plus gêné, ce sont certains choix sportifs : je n'étais pas mis à l'écart de l'équipe première, mais quand je voyais des joueurs très faibles qui m'étaient préférés, c'était dérangeant. L'entraîneur ne parlait même pas un mot d'anglais, ce que je trouvais dommage.

Tu faisais comment pour t'intégrer ? Je parlais anglais avec la plupart du vestiaire, il y avait plutôt une bonne ambiance, car le Levski est un club familial. Et puis on était trois Français avec Oumar Diaby et Aymen Bellaïd, qui…




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