LVMH résiste au S1 grâce au cognac et aux cosmétiques

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    * Le résultat opérationnel reste stable 
    * Forte progression des vins & spiritueux 
    * La mode-maroquinerie fait mieux que prévu au T2 
    * Marc Jacobs n'a pas vocation à être cédée-DirFin 
 
 (Actualisé avec détails, conférence téléphonique) 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 26 juillet (Reuters) - LVMH  LVMH.PA  a fait mieux 
qu'attendu au premier semestre, parvenant à stabiliser son 
résultat opérationnel malgré un environnement difficile, grâce 
aux performances de ses vins et spiritueux et de ses parfums et 
cosmétiques. 
    Dans un marché du luxe en panne de croissance, LVMH a signé 
de solides progressions en Europe et aux Etats-Unis, tandis que 
ses ventes sont restées stables en Asie et que la France, où il 
réalise 10% de ses ventes, a été touchée par la chute des flux 
touristiques liée aux attentas. 
    Au total, les ventes du numéro un mondial du secteur ont 
progressé de 3% à 17,2 milliards d'euros, contre les 17,1 
milliards du consensus Inquiry Financial réalisé pour Reuters, 
tandis qu'à taux de change constants, elles ont augmenté de 4%, 
faisant légèrement mieux que les 3% attendus. 
    Le résultat opérationnel courant est resté stable à 2,959 
milliards d'euros (consensus de 2,95 milliards) mais la 
rentabilité s'est dégradée de 50 points de base à 17,2%. 
    Les pertes de Donna Karan, Marc Jacobs et Berlutti ont pesé 
sur les marges de la division mode-maroquinerie, tandis que la 
rentabilité de Louis Vuitton, principal contributeur aux profits 
du groupe, est restée "très proche" de ce qu'elle était il y a 
un an, a précisé le directeur financier Jean-Jacques Guiony, 
lors d'une conférence téléphonique. 
    Le groupe, qui vient de vendre Donna Karan à l'américain 
G-III Apparel  , a tenu à préciser que la marque Marc 
Jacobs n'avait nullement vocation à être cédée. 
    "Nous croyons dans le potentiel à long terme de la marque et 
nous sommes convaincus de pouvoir créer de la valeur avec elle", 
a dit Jean-Jacques Guiony. 
    Très surveillée, la mode-maroquinerie a agréablement 
surpris. La division qui loge Louis Vuitton est parvenue à 
signer une légère croissance de ses ventes (+1%) au deuxième 
trimestre, alors que les analystes anticipaient un recul de 1%. 
    Les ventes de Vuitton ont été "très solides" aux Etats-Unis 
et se sont améliorées en Chine, tandis qu'elles ont été 
légèrement négatives en Europe et au Japon, a indiqué le 
directeur financier qui a jugé "difficile" d'évaluer l'impact du 
prochain lancement du parfum Vuitton, attendu en septembre, et 
qui sera uniquement commercialisé dans 350 à 400 magasins de la 
marque. 
    Le groupe a surtout surpris par la vigueur de la croissance 
des vins & spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon, Hennessy). 
Portée par une hausse de ses ventes de 9%, la deuxième division 
la plus rentable du groupe a vu sa marge grimper de 250 points 
de base à 27,5%. Le cognac, notamment, a vu ses ventes fortement 
accélérer aux Etats-Unis, tandis qu'en Chine, il profite d'un 
"mix" favorable, les ventes de XO faisant nettement mieux que 
celles du VSOP. 
    Ailleurs, seuls les parfums et cosmétiques (Dior, Guerlain, 
Givenchy) dont les ventes ont aussi grimpé de 9%, ont vu leur 
résultat opérationnel progresser. 
    Le résultat de la maroquinerie a reculé de 2%, celui des 
montres et joaillerie (Bulgari, Tag Heuer, Hublot) est resté 
stable, tandis que celui de la distribution sélective a chuté de 
5%, plombé par les contre-performances des réseaux de boutiques 
détaxées DFS à Hong Kong. 
    Le résultat net part du groupe a progressé de 8% à 1,7  
milliard d'euros. Un acompte sur dividende de 1,40 euro sera 
versé le 1er décembre.    
    Ces performances, qui témoignent de la capacité de 
résistance du groupe liée à sa diversification, contrastent avec 
les avertissements sur résultats lancés par Burberry  BRBY.L ,  
Richemont  CFR.S  ou Swatch  UHR.S .  
    Le titre LVMH a fini à 143,70 euros mardi, reculant de 0,3% 
depuis le début de l'année, pour une valorisation de 16,8 fois 
ses résultats estimés pour 2017, contre 17,8 pour Richemont ou 
17,43 pour Burberry. 
     
 
 (Edité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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