LVMH ralentit au 2e trimestre, la marge opérationnelle chute

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NET RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE DE LVMH AU 2E TRIMESTRE
NET RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE DE LVMH AU 2E TRIMESTRE

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a fait moins bien qu'attendu jeudi, avec un fort ralentissement de sa croissance organique et une chute de sa rentabilité opérationnelle semestrielle, impactée par d'importants effets de change négatifs.

Les ventes du numéro un mondial du luxe, propriétaire de Louis Vuitton, Moët & Chandon ou Bulgari, ont augmenté de 3% à 14,01 milliards d'euros, un chiffre inférieur au consensus Thomson Reuters I/B/E/S de 14,35 milliards. Hors variations de changes, la croissance ressort à 5% sur le semestre.

Sur le seul deuxième trimestre, la croissance organique tombe à 3%, après 6% au premier, un chiffre nettement inférieur aux 6% attendus en moyenne par les analystes.

Le résultat opérationnel courant recule de 5% à 2,576 milliards (consensus Reuters de 2,81 milliards), faisant ressortir la marge à 18%, en nette baisse par rapport aux 19,8% du premier semestre 2013.

Hors impacts de change, liée à la baisse du dollar et du yen face à l'euro, le résultat ressort en progression de 2%, a précisé le directeur financier du groupe, Jean-Jacques Guiony, lors d'une conférence téléphonique.

Très surveillée, la mode-maroquinerie, division phare du groupe dans laquelle Louis Vuitton représente près de 70% des ventes, a vu sa croissance organique se tasser à 4% (+5% attendu en moyenne), opérant une correction après une envolée de 9% au premier trimestre liée à des achats massifs intervenus au Japon en début d'année avant un relèvement de la TVA.

La division fait moins bien qu'Hermès qui, bien qu'en ralentissement lui aussi, a signé une croissance organique de 9,6% au deuxième trimestre.

Deuxième division de LVMH par la rentabilité, celle des vins et spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon) a vu ses ventes reculer de 1% à taux constants sur le semestre, après une chute de 3% au premier trimestre, toujours affectée par des déstockages en Chine liées aux mesures anticorruption de Pékin.

Les montres et la joaillerie (Tag Heuer, Hublot, Bulgari), ont ralenti la cadence avec une croissance semestrielle de +3% tandis que les parfums et cosmétiques (Dior, Guerlain, Givenchy) ont accéléré à +6%.

La distribution sélective -deuxième division du groupe par la taille et qui rassemble les réseaux de boutiques détaxées DFS et la chaîne de parfumeries Sephora- s'est aussi légèrement tassée à +9% après +10% au premier trimestre.

Le résultat net part du groupe recule de 4% à 1,509 milliard d'euros. Le groupe proposera un acompte sur dividende de 1,25 euro mis en paiement le 4 décembre 2014.

(Edité par Matthieu Protard)

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