LVMH - La croissance organique ralentit au T1

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* Les ventes grimpent de 16% grâce à la baisse de l'euro * La croissance organique se tasse à 3%, après 5% en 2014 * Croissance organique de 1% dans la mode-maroquinerie * Les déstockages de cognac se poursuivent en Chine (Actualisé avec précisions) PARIS, 13 avril (Reuters) - LVMH LVMH.PA a vu sa croissance organique ralentir au premier trimestre 2015, sous l'effet d'une décélération attendue au Japon et d'une poursuite des déstockages de cognac en Chine. Les ventes du numéro un mondial du luxe ont totalisé 8,323 milliards d'euros, signant une progression de 16% en données publiées, dopées par la baisse de l'euro face au dollar. A taux de change constants, la croissance a ralenti à 3%, après 5% au quatrième trimestre de 2014 comme sur l'ensemble de l'année dernière, en ligne avec les attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur un chiffre compris entre 2% et 3%. Très surveillée, la division mode-maroquinerie (qui compte Louis Vuitton, principal centre de profit de LVMH) a nettement marqué le pas (+1%, un chiffre inférieur aux 2% attendus) après une hausse de 4% au dernier trimestre 2014. Un ralentissement de cette division phare était cependant largement anticipé, compte-tenu d'une base de comparaison très élevée, les ventes ayant décollé de 9% il y a un an avant un relèvement de la TVA au Japon. "Ces chiffres sont solides dans l'ensemble, compte-tenu d'une base de comparaison très difficile pour la mode-maroquinerie", commente Luca Solca, analyste d'Exane BNP Paribas. Louis Vuitton a fait un "excellent début d'année", indique LVMH dans un communiqué, alors que la marque avait provoqué l'enthousiasme du marché après un quatrième trimestre porté par le succès des derniers lancements de ses modèles en toile monogrammée. ID:nL6N0VE1WG Dans les vins et spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon, Hennessy), deuxième division la plus rentable du groupe, les ventes ont encore reculé de 1% à changes constants, après une baisse identique fin 2014, toujours pénalisées par les déstockages de Hennessy en Chine. En volume, les ventes de cognac ont été positives grâce au marché américain, où Hennessy vend surtout du "VS" (eaux-de-vies jeunes et peu chères). La dynamique a nettement accéléré dans les montres et la joaillerie (Bulgari, Tag Heuer, Hublot) avec une croissance organique de 7% (après +3%), tirée par les bonnes performances du joaillier italien Bulgari, tandis que Tag Heuer, première marque horlogère du groupe, reste affecté par son recentrage sur le coeur de sa clientèle (modèles de 1.500 à 4.000 dollars). Dans la distribution sélective (+5% après +8%), les réseaux de boutiques détaxées DFS continuent de souffrir de la baisse du trafic à Hong Kong, tandis que la chaîne de parfumeries Sephora signe des performances "remarquables", avec une progression "particulièrement forte" des ventes à magasins comparables en Amérique du Nord et au Moyen Orient. La tendance est également restée solide dans les parfums et cosmétiques (Dior, Guerlain, Givenchy), avec une croissance organique de 6% (après +7%). Le titre a progressé de plus de 30% depuis le début de l'année, superformant l'indice CAC 40 (+23%). Le groupe commentera ses chiffres lors d'une conférence téléphonique mardi, à 15h00. Le communiqué : http://bit.ly/1CHET5h (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)


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