LVMH impute la stagnation de la mode-maroquinerie à Donna Karan

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    par Pascale Denis 
    PARIS, 12 avril (Reuters) - LVMH  LVMH.PA  a expliqué la 
stagnation des ventes de sa division mode-maroquinerie par la 
suppression de certaines lignes chez Donna Karan et précisé que 
les ventes de Louis Vuitton avait ralenti en raison surtout 
d'une forte baisse de ses ventes à Paris. 
    La suppression des lignes "DK Jeans" et "DKNY C" de la 
marque de mode américaine a impacté la division à hauteur 
d'environ 2% au premier trimestre et sans tenir compte de cet 
impact, elle aurait signé une croissance de 2%, a déclaré mardi 
le directeur financier du groupe lors d'une conférence 
téléphonique. 
    Cet impact, évalué à environ 200 millions de dollars en 
année pleine, a été "tout a fait significatif et se fera encore 
sentir pendant une bonne partie de l'année", a précisé 
Jean-Jacques Guiony. 
    Ces déclarations ont fait remonter le titre en Bourse. 
    LVMH avait jeté un froid sur le marché avec la 
contre-performance de sa division phare, qui loge Louis Vuitton, 
après une hausse de 3% au 4e trimestre 2015 et alors que les 
analystes attendaient une progression d'environ 3%.   
    Après avoir perdu jusqu'à 3,83% en matinée, le titre s'est 
redressé pour terminer en hausse de 1,7% à 148,50 euros, 
entraînant les autres valeurs du secteur dans son sillage.  
    Les ventes de Vuitton, principal contributeur aux résultats 
du groupe, ont décéléré au premier trimestre en raison surtout 
d'une baisse à deux chiffres à Paris, où les flux touristiques 
ont chuté depuis les attentats de novembre 2015. 
    Jean-Jacques Guiony a précisé qu'à ce jour, le groupe ne 
percevait pas d'amélioration de la fréquentation touristique en 
France. 
    Il a également indiqué que les ventes du maroquinier avaient 
été positives en Italie, aux Etats-Unis et au Japon mais avaient 
stagné en Chine comme auprès de la clientèle chinoise à 
l'étranger.   
    Vuitton pourrait avoir signé, selon les analystes de Citi, 
une croissance organique comprise entre 1% et 2%. 
   Comme au cours des précédents trimestres, la petite 
maroquinerie - produits en toile et dont les prix sont les moins 
élevés - a "vraiment fait mieux" que les autres catégories de 
produits. 
    Comme nombre de marques de luxe qui s'adressent aux classes 
moyennes supérieures en plein essor, Vuitton utilise l'entrée de 
gamme pour les volumes et le haut de gamme pour l'image, tirée 
par la créativité de son designer Nicolas Ghesquière. 
    Le cognac Hennessy a quant à lui vu sa croissance organique 
atteindre 7% au premier trimestre grâce aux solides performances 
du "VSOP" (eau-de-vie jeune) aux Etats-Unis. 
    En Chine, les tendances s'améliorent et les ventes des 
distributeurs aux détaillants - véritable indicateur de 
l'évolution de la consommation - ont progressé d'environ 5% pour 
le VSOP à l'occasion du nouvel an chinois, tandis que celles du 
XO, cognac haut de gamme, ont fait "encore mieux". 
 
 (Edité par Jean-Michel Bélot) 
 

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