Luxembourg, la fête après les défaites.

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Luxembourg, la fête après les défaites.
Luxembourg, la fête après les défaites.

Portée par une jeunesse insouciante, la sélection luxembourgeoise revit et tentera de le prouver ce soir face à l'Espagne. OK, elle vient de perdre en Macédoine à la 92e minute (3-2). Mais il en faut plus pour atteindre le moral d'un pays qui a tenu tête à l'Italie au printemps dernier.

Ouin ouin, l'Espagne est en crise, elle vient de perdre en Slovaquie. Que les choses soient claires, en termes de résultats sportifs désastreux, le Luxembourg a mangé son pain noir, se chargeant au passage d'essuyer les assiettes du reste du monde. Il fallait être là entre 1995 et 2007 pour le voir. On parle d'une période où les Roud Léiwen - Lions Rouges - ont traversé 82 matches - dont 73 défaites - sans en gagner un seul. L'arrivée de Luc Holtz à la tête de la sélection depuis 2010 a tout changé. Les résultats et le jeu offensif prôné par le beau gosse de 45 ans disent tout : 5 victoires et 9 nuls, dont quelques-uns de prestige, comme celui ramené de Pérouse (1-1), contre une Squadra Azzura qui alignait son équipe-type pour préparer le Mondial brésilien. Il est écrit que le Luxembourg se prendra encore quelques claques à l'avenir, mais le curseur mérite d'être déplacé sur le fait qu'aujourd'hui, le capitaine Mario Mutsch (Saint-Gall) et ses coéquipiers sont capables, sur 90 minutes, de regarder n'importe quelle nation dans les yeux. Est-il nécessaire de rappeler que le pays compte 550 000 habitants et que fatalement, le vivier est très limité ? Qu'à cela ne tienne, les résultats sont là. Sur les deux dernières années, le Luxembourg a perdu moins de 50% de ses matches. Il avait chatouillé le Portugal de CR7 en ouverture des éliminatoires du Mondial 2014 (1-2). Depuis, il n'a cessé de progresser.
Christopher Martins (Lyon), le Balotelli luxembourgeois
Qui sont ses piliers ? Aurélien Joachim (28 ans), avant-centre terriblement sous-coté - et forfait contre l'Espagne -, est actuellement leader du championnat de Bulgarie avec le CSKA Sofia. Il fait partie des neuf « pros » du groupe, ceux qui ont eu la chance de grandir à l'étranger. Car naître Luxembourgeois, c'est surtout ça : se trouver au carrefour de l'Allemagne, la Belgique et la France et faire face au snobisme et l'incompétence des recruteurs européens. Ce qui explique pourquoi des garçons aussi talentueux que Ben Payal, Stefano Bensi ou Tom Schnell ont bâti leur carrière dans l'amateurisme du championnat local. Mais parfois, le talent est tellement fort qu'il fait sauter les frontières. Où l'on parle du phénomène Christopher Martins. A 17 ans, il est l'un des grands espoirs du centre de formation lyonnais et assurément le joueur le plus monstrueux que le Luxembourg ait enfanté depuis Miralem Pjanic. Comme pour le Bosnien en son...

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