Luxe : le petit business des modeuses chinoises

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Le sac Kelly d'Hermès. Le saint-graal des personnal shoppers.
Le sac Kelly d'Hermès. Le saint-graal des personnal shoppers.

L'épidémie prend de l'ampleur. Dans les chiquissimes boutiques du quartier de la Madeleine, des Champs-Élysées, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré ou du Marais, le selfie touche à la pathologie. Voyez cette jeune Asiatique qui, d'un geste décidé, s'empare des plus belles et coûteuses pièces serrées sur les portants, s'engouffre dans une cabine, en ressort vêtue chaque fois d'une nouvelle tenue, l'iPhone à la main, et se mitraille. Crise de narcissisme aigu ? Du tout, mais une nouvelle manière de faire des affaires. À la chinoise. Bienvenue dans le monde des personal shoppers où les informations ne sont lâchées que sous le couvert du travestissement des personnes. Soyez assuré que tous les prénoms cités sont d'emprunt et les portraits retouchés. Le business du personal shopper ? Mettre en ligne des photos d'accessoires ou de vêtements de luxe français sur des sites chinois, enregistrer les commandes, retourner en boutique acheter les objets du désir et les envoyer au client au nez et à la barbe de l'État chinois qui devra s'asseoir sur les taxes très élevées qu'il aime prélever sur les produits de luxe importés. Bien entendu, le personal shopper au passage réalise un bénéfice, mais son acheteur paiera toujours moins cher que s'il avait acquis la même pièce dans son pays. Jusqu'à 50 % moins cher parfois, car les marques étrangères, en Chine, sont gourmandes et appliquent par stratégie une politique de prix...

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