Lutte contre l'Etat islamique : la position délicate de la Turquie

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Lutte contre l'Etat islamique : la position délicate de la Turquie
Lutte contre l'Etat islamique : la position délicate de la Turquie

Proverbe Turc : « A force de chercher, on trouve la solution à tout problème. » Gageons que les ministres de l'Intérieur français et turc s'inspireront de ce dicton local pour éviter à l'avenir les récents soucis de coordination entre leurs services, qui ont conduit au retour rocambolesque en France de trois jihadistes français. Ce dossier pour le moins fâcheux (trois membres d'une organisation terroriste libres de leurs mouvements pendant une vingtaine d'heures sans être inquiétés par les forces de l'ordre) sera en tout cas au coeur d'une réunion de travail à Ankara entre Bernard Cazeneuve et son homologue, Efkan Ala.

Au-delà de cet incroyable couac, les deux ministres de l'Intérieur ne devraient pas manquer de sujets de conversation. Du fait de ses quelque 800 km de frontière avec la poudrière syrienne, la Turquie se trouve dans une situation extrêmement délicate. Défavorable au régime de Bachar al-Assad, la Turquie n'a pas été très regardante sur les allées et venues à sa frontière aux débuts de la guerre contre le sanguinaire raïs syrien il y a trois ans et demi. Le régime de Recep Tayyep Erdogan, le président turc, a ainsi soutenu l'opposition syrienne et même parfois des groupes radicaux dans l'espoir d'accélérer la chute d'Al-Assad. Dommage collatéral : l'extrême sud du pays s'est transformé en véritable nid à jihadistes, selon la formule d'un diplomate européen. « C'est la base arrière des jihadistes. Les Européens qui se rendent en Syrie transitent presque tous par la Turquie. La frontière est une vraie passoire », confie une source du renseignement. Ils seraient environ 3 000 jihadistes européens à combattre de l'autre côté de la frontière turque. Et on compte environ 1,5 million de réfugiés syriens en Turquie.

Conséquence : la situation sécuritaire à la frontière est intenable. Erdogan redoute désormais que le conflit s'importe dans son pays, au point de changer d'attitude à ...

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  • janaliz le vendredi 26 sept 2014 à 07:30

    C'est bien ce pays qui veut entrer dans l'UE.....