Lutte contre Daech : la France veut frapper en Syrie

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Lutte contre Daech : la France veut frapper en Syrie
Lutte contre Daech : la France veut frapper en Syrie

François Hollande a prévu de s'exprimer longuement sur la situation en Syrie et en Irak lors de sa grande conférence de presse programmée demain matin à l'Elysée. Le chef de l'Etat n'a pas dévoilé à ses proches tout ce qu'il souhaitait annoncer -- il y aura notamment un volet consacré à l'accueil des réfugiés --, mais, sur le plan militaire, la position du président de la République a évolué ces dernières semaines.

Jusqu'à présent, en effet, la France n'intervenait qu'en Irak avec ses avions. Essentiellement pour ne pas faire le jeu de Bachar al-Assad dont Paris réclame inlassablement le retrait. « Mais cela n'a plus vraiment de sens dans la mesure où les jihadistes de Daech traversent la frontière à leur guise. Le théâtre des opérations est forcément devenu global », constate une source militaire.

Face à l'expansion du groupe Etat islamique (voir l'infographie), François Hollande a donc tranché : la France va se donner également la possibilité de bombarder des objectifs sur le sol syrien. Cette nouvelle approche a été discutée lors de plusieurs réunions dont un conseil restreint, vendredi à l'Elysée, en présence des chefs militaires, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du directeur de cabinet de Laurent Fabius, Alexandre Ziegler.

«Bachar al-Assad tue davantage que Daech»

Mais attention, comme souvent avec le chef de l'Etat, il y a une subtilité. « Il ne s'agit pas à proprement parler d'un changement de doctrine. En tout cas, cela ne sera pas présenté ainsi. La France ne va pas participer de façon active à la campagne de bombardements menée par les Etats-Unis et la coalition en Syrie. Nous agirons plutôt au cas par cas, lorsque nos intérêts nationaux seront menacés », décrypte un proche du chef de l'Etat. Une formulation assez vague qui peut, pourquoi pas, viser à stopper la préparation d'un attentat, attaquer un camp d'entraînement jihadiste ou un centre de ...

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  • M999141 le dimanche 6 sept 2015 à 11:21

    L'avantage, c'est que ça permet de faire diversion et de ne pas parler de sujets qui fâchent. Pour 2017, j'ai déjà fait un pré tri: au revoir, comme il le disait très élégamment de son adversaire en 2012

  • M3866838 le dimanche 6 sept 2015 à 11:07

    Toujours à la traine, on ne réagit que quand le mal est fait.(mais il n'est pas le seul, je suis étonné qu'aucune réponse militaire ne soit envisagée par l'Europe première puissance économique). Je croyais que gouverner c'était prévoir.