Lutte contre Daech : la France acteur secret en Libye

le , mis à jour à 07:48
0
Lutte contre Daech : la France acteur secret en Libye
Lutte contre Daech : la France acteur secret en Libye

Contrairement à la plupart des autres militaires français tués en opération, on ne verra pas leurs visages. Et on ne connaîtra pas non plus avec précision les détails de leur dernière mission. Mercredi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a juste annoncé, de manière laconique, le décès de « trois sous-officiers » dans le crash de leur hélicoptère en Libye. Ils appartenaient très probablement au Service Action de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et participaient en tout cas à des actions secrètes contre Daech. D'où la discrétion observée au plus haut sommet de l'Etat.

Car, malgré les contorsions sémantiques de certains officiels, la France agit bien militairement dans ce pays soumis à la loi des milices et des trafiquants en tous genres. Cinq ans après avoir largement contribué à la chute de Kadhafi, Paris a en effet dépêché plusieurs unités de forces spéciales et des dizaines de spécialistes de la DGSE sur le sol libyen ces derniers mois. Ces militaires sont pour la plupart cantonnés dans les locaux d'une base aérienne située à Benghazi, la grande ville de l'Est, en compagnie d'autres Occidentaux, dont des Britanniques et des Italiens. C'est d'ailleurs dans la région de Benghazi que l'hélicoptère a été détruit. François Hollande a pudiquement déclaré, mercredi, qu'il s'agissait d'un « accident ». D'autres sources citées par l'agence AP assurent que l'appareil aurait été abattu par des miliciens islamistes (liés à Al-Qaïda) équipés d'un missile portable SA-7. Des photos de l'épave ont été postées sur des sites djihadistes.

 

Des missions de renseignement et de conseil. Et sans doute plus... 

Que fait la France exactement en Libye ? Officiellement, elle soutient le gouvernement d'union nationale reconnu par l'ONU et dirigé par Fayez al-Sarraj, un ex-businessman qui rêve d'être le nouvel homme fort du pays. Plus facile à dire qu'à faire. ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant