Lusitanos: les faux jumeaux du 94 .

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Lusitanos: les faux jumeaux du 94 .
Lusitanos: les faux jumeaux du 94 .

Voilà le genre de match qui nous fera toujours aimer la Coupe de France. Ce samedi, l'US Créteil Lusitanos affronte à domicile l'US Lusitanos Saint-Maur. Une confrontation qui sent bon le foot local de banlieue parisienne. Mais derrière cet air de famille, jusque dans les noms, se cachent malgré tout deux histoires et deux identités très différentes, voire opposées Les apparences sont parfois trompeuses
Pour comprendre pourquoi il s'agit davantage de retrouvailles entre cousins éloignés que d'une fraternité de fanions, un léger retour en arrière s'impose. Nous sommes en 2002, les Lusitanos de Saint-Maur évoluent alors en National. Ils ont même réussi l'exploit d'éliminer les Girondins de Bordeaux en Coupe de France. Du coup, leur président voit grand et caresse le rêve de construire ce second grand club francilien qui tarde à pointer son nez en L1. Un rival lusophone du PSG, qui représenterait donc cette communauté de 400 000 âmes en Île-de-France. Dans cette perspective, il tente de réaliser une fusion avec l'US Créteil, voisin déjà installé en L2. Seul problème, aucune des deux associations ne valide la proposition en assemblée générale. On ne badine pas avec la loi de 1901 en France.
"Tout a commencé il y a quarante ans"
Résultat, Armand Lopes quitte avec armes et bagages l'US de cœur qu'il dirige depuis 1971 et s'en va prendre en main celle de la préfecture du Val-de-Marne, en imposant donc cet incongru " Lusitanos ". C'est le début d'une traversée du désert pour l'équipe de Saint-Maur qui plonge dans les affres des divisions inférieures pendant que de l'autre côté du département, Créteil oscille entre National et Ligue 2, où aujourd'hui encore, le club peine à se maintenir. De faire, il ne suffit pas de porter le même nom ou d'avoir eu un président en commun pour être du même monde. Saint-Maur nous plonge au contraire en plein dans le foot communautaire et l'attachement au pays d'origine, ce dont témoignent l'emblème, la pratique ordinaire de ces 40 000 enfants ou petits-enfants de la patrie de Pessoa et d'Eusébio dans le 9-4, avec leur dense réseau associatif, leur paroisse et leur indécrottable fidélité envers les pensionnaires de Liga ZON Sagres.

Il suffit de parcourir sur le site officiel et voir comment est présentée l'histoire du club pour mesurer la densité de cette mémoire : " Tout a commencé voilà quarante ans, au moment où la dictature de Salazar étouffe le Portugal et où les immigrés viennent nombreux pour construire les maisons des Français. À l'initiative de José Lebre, le fondateur du club, il a été créé une association pour se retrouver entre Portugais, pour s'amuser, se distraire. Au pays, la vie était dure, le Portugal était pauvre. L'histoire du club se confond donc avec celle d'un groupe d'immigrants portugais venus travailler en...



Pour comprendre pourquoi il s'agit davantage de retrouvailles entre cousins éloignés que d'une fraternité de fanions, un léger retour en arrière s'impose. Nous sommes en 2002, les Lusitanos de Saint-Maur évoluent alors en National. Ils ont même réussi l'exploit d'éliminer les Girondins de Bordeaux en Coupe de France. Du coup, leur président voit grand et caresse le rêve de construire ce second grand club francilien qui tarde à pointer son nez en L1. Un rival lusophone du PSG, qui représenterait donc cette communauté de 400 000 âmes en Île-de-France. Dans cette perspective, il tente de réaliser une fusion avec l'US Créteil, voisin déjà installé en L2. Seul problème, aucune des deux associations ne valide la proposition en assemblée générale. On ne badine pas avec la loi de 1901 en France.
"Tout a commencé il y a quarante ans"
Résultat, Armand Lopes quitte avec armes et bagages l'US de cœur qu'il dirige depuis 1971 et s'en va prendre en main celle de la préfecture du Val-de-Marne, en imposant donc cet incongru " Lusitanos ". C'est le début d'une traversée du désert pour l'équipe de Saint-Maur qui plonge dans les affres des divisions inférieures pendant que de l'autre côté du département, Créteil oscille entre National et Ligue 2, où aujourd'hui encore, le club peine à se maintenir. De faire, il ne suffit pas de porter le même nom ou d'avoir eu un président en commun pour être du même monde. Saint-Maur nous plonge au contraire en plein dans le foot communautaire et l'attachement au pays d'origine, ce dont témoignent l'emblème, la pratique ordinaire de ces 40 000 enfants ou petits-enfants de la patrie de Pessoa et d'Eusébio dans le 9-4, avec leur dense réseau associatif, leur paroisse et leur indécrottable fidélité envers les pensionnaires de Liga ZON Sagres.

Il suffit de parcourir sur le site officiel et voir comment est présentée l'histoire du club pour mesurer la densité de cette mémoire : " Tout a commencé voilà quarante ans, au moment où la dictature de Salazar étouffe le Portugal et où les immigrés viennent nombreux pour construire les maisons des Français. À l'initiative de José Lebre, le fondateur du club, il a été créé une association pour se retrouver entre Portugais, pour s'amuser, se distraire. Au pays, la vie était dure, le Portugal était pauvre. L'histoire du club se confond donc avec celle d'un groupe d'immigrants portugais venus travailler en...



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