Lukaku, le réveil du mal-aimé

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Lukaku, le réveil du mal-aimé
Lukaku, le réveil du mal-aimé

Auteur d'un doublé face à l'Irlande, Romelu Lukaku a lancé la Belgique sur les rails du succès. En plus de revenir sur le devant de la scène. Au meilleur des moments.


Certains choix sont difficiles à assumer. Mais Marc Wilmots n'est pas homme à trembler face à la pression médiatique. Alors, et malgré les litrons de critiques à l'odeur malfaisante qui lui sont tombées dessus après la performance belge contre l'Italie, le coach des Diables Rouges a fait à sa sauce. En éjectant trois titulaires, mais surtout, en maintenant sa confiance à l'homme qui faisait office de plus grosse cible : Romelu Lukaku. Pataud, maladroit et à peine précieux dans le jeu en appui, l'attaquant d'Everton avait failli contre les Transalpins. Il n'a pas récidivé. En inscrivant un doublé, le lourdaud a sans aucun doute ramener le calme autour de son cas. Mais n'a pas oublié de remercier celui qui lui a manifesté une confiance quasi-sans faille, en l'étreignant dans ses bras musclés et puissants sur l'ouverture du score. Un câlin difficile à assumer pour toute personne à la cage respiratoire sensible, mais un câlin qui en dit long sur le mental du molosse.

"Il mérite une deuxième chance"


Vilipendé par les quotidiens et autres chroniqueurs belges, Lukaku n'a de toute façon pas eu à douter. En conférence de presse au Haillan, Wimots s'est fait très clair : "Il aura deuxième chance mais il le mérite. Il a marqué quatre buts récemment. Il doit créer des espaces et du mouvement". Deux demandes non exaucées contre l'Italie, en plus d'un raté qui a fait jaser. Dire que Lukaku est un peintre sans nom, un Brandao amélioré, serait pourtant trop dur. Tout au plus, son profil se rapproche t-il d'Olivier Giroud, autre attaquant mal-aimé, et tancé plus rapidement pour ses manqués que pour ses buts en Bleus. A Everton, on pardonne cette inconsistance parfois coupable. En Equipe nationale, où les résultats sont plus concentrés, elle ne passe pas. Alors, comme à chaque fois, d'Anderlecht à la réserve de Chelsea, Lukaku s'est battu. Avec ses armes, sans se décourager, même si la première mi-temps des siens aurait pu le frustrer. Etait-il d'ailleurs le plus à blâmer en l'absence de but ? Pas nécessairement. Reste que pour lancer les siens et sauver sa peau, il a été le premier à prendre les choses en…



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