Luis Suárez : "La boucherie, ce n'était pas ma tasse de thé"

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Luis Suárez : "La boucherie, ce n'était pas ma tasse de thé"
Luis Suárez : "La boucherie, ce n'était pas ma tasse de thé"

Entre un rendez-vous matinal pour une prise de sang et l'heure du déjeuner, Luis Suárez Miramontes se donne toujours du temps pour discuter de sa grande passion, le football. Passé par l'Espagne, puis l'Italie, le Ballon d'or 1960 aura caressé la gonfle comme un vase en porcelaine. Entretien avec une légende vivante de 80 ans.

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Luis, vous êtes 5e de notre classement des joueurs espagnols les plus marquants de l'histoire, félicitations. Comment se passe votre vie aujourd'hui ? Aujourd'hui, je ne travaille plus ! Deux ans auparavant, j'étais encore au sein de l'Inter Milan en tant que conseiller. Maintenant, la vie est plus tranquille. Je travaille simplement en tant que consultant pour Radio Barcelona, et je vais voir du football quand cela est possible. Peu m'importe l'heure et l'endroit, même si je dois être plus attentif à mon état de santé désormais.

Quand vous sortez à Milan au supermarché ou au cinéma, est-ce que les gens savent vraiment qu'ils ont face à eux une légende du football ? Sincèrement, je pense que oui ! Dans la ville, et surtout dans la zone où je vis, les gens me connaissent et savent qui je suis. Je reçois souvent des compliments, des supporters de l'Inter comme de personnes qui supportent d'autres équipes. Quand on me parle de "La Grande Inter", c'est forcément très agréable… Mais je préfère me fondre dans la foule et être considéré comme un Milanais. Je fais mes courses habituelles, je ne mène pas une vie de château. J'aime être tranquille, c'est plus ma philosophie.

« J'avais bien un niveau assez bon en ping-pong et j'aimais jouer parfois aux échecs, mais là où je prenais le plus de plaisir, c'était avec un ballon. »Luis Suárez
Vous êtes Milanais d'adoption, mais votre histoire commence à La Corogne, votre père était charcutier… Comment s'est passé votre jeunesse là-bas ? C'est drôle, parce que tout a aussi commencé de façon très tranquille. C'était un quartier modeste, un milieu de travailleurs. De là, j'ai commencé à jouer au football très petit. La Corogne à l'époque, c'était différent d'aujourd'hui, tu avais plein de champs pour pratiquer le football, les routes sont venues ensuite. J'ai joué donc, et puis j'ai…






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