Lucien Laurent, à jamais le premier

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Il y a dix ans tout juste, Lucien Laurent s'éteignait à l'âge de 95 ans. Sa légende, l'homme l'a écrite il y a prés de 85 ans lorsqu'il marquait, en 1930, le premier but de l'histoire de la Coupe du monde. Du haut de ses 22 ans, le Français ne se doutait alors pas qu'il venait d'inscrire son blase dans l'histoire de la plus belle compétition du ballon rond.

Uruguay, 13 juillet 1930. La France et le Mexique s'affrontent pour ce qui est le premier match de la Coupe du monde, la compétition inventée par Jules Rimet, deux ans auparavant. Dans la froideur de Montevideo, les Français se montrent largement supérieurs à leurs homologues mexicains. C'est d'ailleurs très logiquement que les Bleus parviennent à prendre les devants dès la 19e minute de jeu. Sur le côté droit, Ernest Libérati accélère, élimine son défenseur, et parvient à centrer en retrait, dans l'axe, où Lucien Laurent, à l'affût, claque une superbe reprise de volée qui s'en va dans la lucarne adverse. La France vient d'ouvrir le score. Surtout, Lucien Laurent vient de marquer le premier but de l'histoire de la Coupe du monde. Un moment à part.
Footballeur-ouvrier
Sa rencontre avec l'histoire, Lucien Laurent ne l'avait pas vraiment prévue. Avant ce but qui forgea sa légende, celui qu'on surnommait Lulu n'avait rien du joueur bâti pour être la star du football français. À une époque où le ballon rond n'était pas encore un sport professionnel, Lucien Laurent alterne entre le football sous les couleurs du FC Sochaux et son travail à l'usine Peugeot, où il bénéficie d'horaires aménagés pour lui permettre de s'entraîner et de jouer les matchs du week-end. Il n'a que 22 ans, en 1930, lorsqu'il est sélectionné, avec quinze autres joueurs, dont son frère Jean, pour porter le maillot tricolore lors de la première Coupe du monde, organisée en Uruguay.

Une sélection à laquelle il ne s'attendait pas vraiment, lui qui n'avait découvert le maillot bleu que quelques mois auparavant à l'occasion d'un match amical face au Portugal, comme il le confiait à Football365, en 2006 : "C'était une bonne surprise. Je ne pensais jamais qu'on disputerait la Coupe du monde à Montevideo en Uruguay". Pourtant, Lucien va bien y aller, en Uruguay, après avoir obtenu un congé spécial de la part de son entreprise. Mais autre époque, autre moyen de transport. Et c'est donc par bateau que la délégation française se rend en Amérique du Sud. Un voyage de quinze jours, pendant lequel les Bleus s'entraînent comme ils peuvent, comme il le rappelait : "L'entraînement sur le bateau, ce n'était pas tellement facile, mais on avait la salle de culture physique. On faisait du contrôle de balle. Il y avait aussi le footing sur le pont du bateau". Finalement, après une longue traversée de…




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