Luccin, clap de fin d'un film sans titre

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Luccin, clap de fin d'un film sans titre
Luccin, clap de fin d'un film sans titre

Le 30 mars dernier, Peter Luccin mettait fin à sa carrière dans une indifférence quasi générale. La faute à un genou qui ne répondait plus. Durant sa carrière, le milieu de terrain a traîné ses tresses, puis son crâne chauve, de Cannes à Dallas, en passant par Bordeaux, Marseille, Paris et l'Espagne, sans jamais rien gagner. Ni passer par Clairefontaine. Dur, pour un homme qui a côtoyé les plus grands en se mettant toujours au niveau.

Le season finale du long feuilleton de la carrière de Peter Luccin a été diffusé il y a une dizaine de jours, à Dallas, devant une poignée de spectateurs. La faute à de trop rares rebondissements, le show a fini par lasser jusqu'à son personnage principal, héros aussi valeureux que talentueux, dont chaque saison fut inexorablement marquée par un rendez-vous manqué avec le destin. Pour fidéliser l'audimat, le protagoniste a besoin de gagner de temps en temps, quitte à replonger par la suite pour mieux se lancer vers de nouveaux défis. Mais en dix-huit saisons, Peter Luccin n'a jamais gagné, malgré des efforts évidents. La série, qui s'essoufflait nettement depuis cinq ans, a donc fini par être déprogrammée, à l'initiative de sa tête d'affiche fatiguée.
Mauvais choix et finales perdues en France
Le feuilleton avait pourtant été pas mal lancé, avec une première saison prometteuse tournée en partie à Cannes. Le jeune Peter, dix-sept ans, fait ses débuts face caméra en apparaissant dans treize épisodes. Suffisant pour délocaliser le plateau à Bordeaux, où Rolland Courbis parvient à l'attirer, au bout de six mois. En Gironde, le milieu de terrain dispute 53 matchs en une saison et demie, et la série est diffusée un peu partout en Europe, grâce à la quatrième place obtenue au bout de la première saison. Titulaire indiscutable aux côtés de Michel Pavon et Johan Micoud dans l'entrejeu aligné par Guy Stéphan, puis Élie Baup, après le départ de Courbis, Luccin commence à se faire un nom, en même temps qu'il connaît ses premières désillusions, en perdant sa deuxième finale de Coupe de la Ligue d'affilée. L'ascension semble irrésistible, mais à même pas vingt ans, le jeune homme à la chevelure tressée commet son premier faux pas. Séduit par l'idée de poursuivre le tournage à Marseille, sa ville de naissance, sous les ordres de Courbis, le réalisateur qui l'a révélé, l'étoile montante s'engage avec l'OM en 1998. Et voit les Girondins sacrés champions de France pour la première fois depuis douze ans, avec un point d'avance sur Marseille. Avec, en point d'orgue, une défaite 4-1 des Olympiens à Lescure, lors de laquelle Luccin est aligné au poste d'arrière gauche durant 34 minutes, le temps pour son équipe d'encaisser les quatre buts. Dur, après une finale perdue, déjà la troisième de sa carrière naissante, cette fois-ci en Coupe de l'UEFA, face à Parme. Après deux saisons sur la Canebière, le milieu récupérateur…


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