Lucas Barrios : l'Hérault du barrio

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Lucas Barrios : l'Hérault du barrio
Lucas Barrios : l'Hérault du barrio

Il y a quatre ans, le Real Madrid voulait le faire signer, il y a six mois, Louis Nicollin disait qu'il était l'arnaque du siècle. Depuis, il a mis douze buts et fermé quelques bouches. Pour autant, la question se pose : de Dortmund à Montpellier en passant par la Chine, Lucas Barrios a-t-il raté sa carrière ? Le principal intéressé assure que non.

"Courbis m'a dit que c'était l'affaire du siècle, pour le moment, c'est le casse du siècle". Loulou Nicollin n'a pas l'habitude de mâcher ses mots, mais quand le président du Montpellier l'ouvre, ses saillies piquent toujours un peu. La victime cette fois ? Lucas Barrios, attaquant paraguayen de 32 ans prêté par le Spartak Moscou. Quand l'argentin d'origine débarque à la Paillade fin août dernier, il est précédé d'une réputation flatteuse. Alors fatalement, après trois mois sans scorer, Loulou ajuste la mire et vise sa recrue la plus onéreuse. Une attaque en bonne et due forme, que Louky, comme le surnomme l'intendance du club avec l'accent du midi, prend aujourd'hui presque avec le sourire : "Bien sûr quand j'ai vu l'article dans la presse ça m'a surpris car j'ai démontré dans plusieurs pays, que je m'entrainais dur, que je faisais les choses bien et que j'avais gagné des compétitions importantes. J'ai connu beaucoup de présidents de clubs et chacun dit ce qu'il veut, chacun a sa manière de s'exprimer. C'est lui qui nous engage, qui nous paye à la fin de chaque mois donc s'il n'est pas content il peut le dire". En honnête homme, Barrios propose même au club de partir et passe un petit coup de fil à Jürgen Klopp, son coach à Dortmund où il a brillé entre 2009 et 2012 : "Montpellier prend en charge une partie de mon salaire. Mon idée n'était pas de venir ici pour prendre de l'argent. Mais bon en voyant tous les commentaires, toutes les déclarations j'ai été voir le club et je leur ai dit si vous pensez que je suis un poids, je pars. Le Borussia que je porte dans mon cœur etait dernier en Bundesliga. J'ai appelé Klopp et je lui ai dit que si il y avait besoin d'un coup de main, j'étais prêt à dépanner Dortmund. Il m'a dit qu'il me remerciait pour ce geste et qu'on restait en contact", affirme l'homme qui porte un crampon en bronze en guise de collier. Montpellier hésite mais finit par garder son avant-centre.

Du nain...


Du coup Barrios cravache, ne compte plus les heures supplémentaires et finit par mettre tout le monde d'accord avec une dizaine de buts entre janvier et mars Avant de connaître une nouvelle période de disette. Un va et vient à l'image de la carrière d'un homme, capable de finir meilleur buteur du grand Borussia Dortmund deux années de suite puis de disparaître en Chine et de se perdre en Russie dans la foulée. Une carrière en dents…


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