Luc Chatel se veut le garant de la primaire à l'UMP

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LUC CHATEL SE POSE EN GARANT DE LA PRIMAIRE À L'UMP POUR 2017
LUC CHATEL SE POSE EN GARANT DE LA PRIMAIRE À L'UMP POUR 2017

PARIS (Reuters) - Luc Chatel, qui prend lundi ses fonctions de secrétaire général de l'UMP afin d'organiser le congrès de novembre, a assuré jeudi être le garant de la tenue d'une primaire pour la présidentielle de 2017, que les partisans de Nicolas Sarkozy voudraient éviter.

A l'issue du bureau politique qui a porté provisoirement à la tête du parti un triumvirat formé d'Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin, appuyé par Luc Chatel pour la partie opérationnelle, tous les responsables de l'UMP ont dit la primaire "incontournable".

Les soutiens de Nicolas Sarkozy sont tentés d'escamoter cette étape prévue en 2016 pour imposer l'ancien président comme un recours, mais Luc Chatel a déclaré jeudi sur i>Télé que l'UMP ne pourrait se passer d'un tel processus.

"Oui, absolument", a-t-il répondu à la question de savoir s'il était le garant de la tenue de la primaire.

"Nous avons décidé de manière collégiale il y a 18 mois de mettre en oeuvre une primaire (...) Dans le monde politique moderne, c'est un mode de désignation du candidat qui est nécessaire", a-t-il ajouté.

Le congrès de novembre, où doit être élu le successeur de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP après sa démission forcée sur fond d'affaire Bygmalion, sera la première manche de la compétition en vue de la prochaine présidentielle.

Espérant "un beau débat" entre les candidats, dont certains tels que Bruno Le Maire ou Hervé Mariton sont déjà déclarés, Luc Chatel a jugé "inimaginable" que l'UMP retombe dans les travers de l'élection de 2012, entachée d'accusations de fraudes.

Les modalités du vote seront décidées "lors du prochain bureau politique", a-t-il ajouté, précisant que les procurations ne seraient pas autorisées et que le vote électronique a "sans doute des avantages".

Parallèlement à l'organisation du congrès, Luc Chatel devra superviser la remise en ordre des comptes du parti.

"Je n'ai pas à ce jour l'état de la situation financière. Je sais qu'elle est difficile, que nous allons prendre des décisions très difficiles", a-t-il dit. "Nous avons décidé d'effectuer un audit sur le plan des finances, sur le plan de l'organisation."

Certains comme les ex-ministres Christian Estrosi ou Nathalie Kosciusko-Morizet ont notamment suggéré que le parti vende son siège de la rue de Vaugirard, à Paris. "L'UMP a beaucoup de dettes qui sont pour partie gagées sur la valeur du siège", leur a opposé Luc Chatel jeudi.

(Gregory Blachier)

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  • M8252219 le jeudi 12 juin 2014 à 09:44

    L'EXEMPLE DOIT VENIR D'EN HAUT. Réduction de moitié du nombre des députés. suppression du sénat .plafonnement à 5 fois le SMIG pour tous: les élus ,les hauts fonctionnaires,les conseillers en tous genres,de leurs salaires , indemnités, avantages et frais divers. Suppression des régimes et statuts spéciaux