LPI-SeLoger : les prix de l'immobilier en instantané

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La base de données des prix des loyers (LPI) est enfin accessible. Avec 8 acteurs de référence, plus de 4400 agences, 1,7 millions de biens recensés le baromètre délivre une vision précise en temps réel des prix du marché. Un éclairage utile pour des investisseurs comme les SCPI.

Hier, il fallait attendre longtemps pour avoir une idée des prix pratiqués dans une ville. Plus déroutant, une fois le prix connu, il était en décalage de plusieurs mois par rapport aux statistiques délivrés par les notaires ou l'Insee. Difficile donc, pour un investisseur, particulier ou SCPI de piloter au mieux leurs intérêts en adéquation avec la réalité du marché ! Cet écueil est en passe d'être résolu avec l’observatoire LPI SeLoger (Les Prix Immobilier). Non seulement, Il a « quelques mois d'avance sur les autres indicateurs » mais surtout, il compare à la fois les prix signés et ceux affichés. Bienvenu au réalisme !

L'initiative est soutenue par Cimm Immobilier, Crédit Foncier, Crédit Logement, Crédit Mutuel, Gécina, SNPI, Sogeprom et SeLoger. Elle veut être une photographie quasi instantanée des prix « réels » de l'immobilier tant dans l’ancien que dans le neuf.

Au départ, le baromètre couvre 40 % du marché français et plus de 50 % du marché parisien. La base de données est alimentée chaque semaine par les différents acteurs-partenaires. « Chaque bien comprend 9 types d’informations (localisation, année de construction, qualité énergétique...) mais aussi les différentes étapes de la transaction » souligne Seloger. Mieux encore d'après Michel Mouillart, porte-parole de l’association « LPI », « une méthodologie simple pour permettre de corriger les effets de structure » a été également développée. L'outil ne s'arrête pas là. Chaque mois, 16 grandes villes de plus de 150000 habitants seront en ligne de mire. Il y sera comparé les prix signés avec les prix affichés ainsi que leurs évolutions sur 3 et 12 mois.

La première livraison du baromètre livré en septembre tord le cou au discours ambiant d'une vaste pression baissière du marché résidentiel. Contre toute attente, 9 des 16 grandes villes françaises (Nice, Reims, Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Toulon) de plus de 150000 habitants enregistrent une remontée de leurs prix sur un an. Et même si la progression s'avère parfois modeste pour certaines d'entre elles (Rennes +0,5 %, Strasbourg +0,7 %) leurs statistiques parlent d'elles mêmes : l'évolution est bien haussière.

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