Lourdes sanctions pour les policiers de Marseille

le
5
LOURDES SANCTIONS POUR LES POLICIERS DE MARSEILLE
LOURDES SANCTIONS POUR LES POLICIERS DE MARSEILLE

MARSEILLE (Reuters) - Six policiers de l'ancienne Brigade anticriminalité (Bac) Nord de Marseille, dissoute en 2012 par le gouvernement, ont été sévèrement sanctionnés par le conseil de discipline pour leur participation présumée à une affaire de corruption.

Mardi et mercredi, l'instance réunie à Marseille a prononcé la révocation de trois fonctionnaires de police, a-t-on appris de source proche du dossier.

Des suspensions de deux ans ont été prononcées pour deux autres policiers, respectivement assorties d'un sursis de 12 et de 15 mois, et le dernier s'est vu rétrograder du rang de brigadier à celui de gardien de la paix.

Les policiers sont accusés de s'être fait remettre des produits stupéfiants ou de l'argent par des trafiquants de drogue ou des vendeurs de cigarettes à la sauvette.

Les décisions du conseil de discipline doivent être confirmées par la Direction des ressources et compétences de la police nationale (DRCPN). Les policiers pourront exercer un recours contre la décision de cette instance.

Les syndicats Alliance et Unité SGP-Police FO ont décidé de ne pas siéger dans cette instance paritaire. Ils ont réclamé en vain la suspension de la procédure disciplinaire dans l'attente de la fin de l'instruction judiciaire en cours.

Dans une lettre adressée mercredi au ministre de l'Intérieur, le syndicat Unité SGP Police FO regrette ce refus "au regard d'une affaire extrêmement complexe".

Il note que les avis rendus, notamment les révocations, "auront des effets définitifs" si le ministre de l'Intérieur Manuel Valls décide de les suivre et demande au ministre de ne pas prononcer une décision disciplinaire avant de laisser le "temps nécessaire à un éventuel renvoi devant un tribunal".

En octobre 2012, seize policiers de la Bac Nord avaient été mis en examen, dont sept écroués, et quatorze autres suspendus, après une perquisition de l'IGPN dans leurs locaux, où du cannabis et de l'argent liquide avaient été saisis.

Le procureur de la République de Marseille de l'époque avait alors évoqué "une gangrène" dans la police marseillaise.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Marseille en février 2012 pour "vol et extorsion en bande organisée" ainsi qu'"infraction à la législation sur les stupéfiants" à l'encontre de policiers de la Bac Nord dont les voitures de fonction avaient été équipées de micros par l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN).

En octobre 2012, Manuel Valls avait annoncé la fusion des trois brigades anticriminalité du nord, du sud et du centre de la ville en une unité mutualisée.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • lompala le mercredi 18 déc 2013 à 22:49

    Eux, bien sur, n'ont pas eu droit à un "rappel à la loi"!!

  • pierry5 le mercredi 18 déc 2013 à 21:31

    Ils avaient vu le film les Ripoux avec l'Hermite, ça à l'air de s'être moins bien passé.

  • poson1 le mercredi 18 déc 2013 à 21:13

    c est vrai cahuzac, guéant, chirac, sarko et cie, droite ou gauche, tous libre

  • ariel65 le mercredi 18 déc 2013 à 20:59

    En quoi voler des dealers est il répréhensible ?

  • patr.fav le mercredi 18 déc 2013 à 20:40

    et cahuzac toujours en liberté !!!!!!! ah politique véreux !!!! !!!!!