Lourdes pertes des Bourses européennes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes affichaient de lourdes pertes lundi à la mi-séance et Wall Street est également attendue en nette baisse en raison de l'escalade des tensions survenues au cours du week-end en Ukraine, qui éclipsent toute autre considération, y compris des données macro-économiques plutôt meilleures que prévu.

Dans ce contexte de dégagements massifs de tout actif considéré comme risqué - avec l'exception notable du pétrole - les devises jugées comme les plus sûres sont plébiscitées, yen et franc suisse en tête, tout comme les obligations souveraines allemandes et l'or.

À Paris, le CAC 40 recule de 2,5% (-109,64 points) à 4.298,44 points vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax chute de 2,92% et à Londres, le FTSE perd 1,88%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne 2,7%.

"L?Ukraine constitue un risque politique majeur pour les marchés financiers avec le décrochage rapide des principaux actifs, à part les valeurs refuge. Les deux principales menaces à court terme sont une ruée bancaire dans le pays et surtout une intervention plus massive de la Russie qui aurait pour effet de déstabiliser complètement les marchés", a déclaré Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque.

La panique des intervenants de marché est encore plus marquée en Russie, où l'indice Micex la Bourse de Moscou chute de plus de 10% et où le rouble est tombé à un plus bas historique.

L'Ukraine a mobilisé dimanche l'ensemble de ses réservistes et Washington menace d'isoler économiquement la Russie, au lendemain d'un vote du parlement russe donnant au président Vladimir Poutine le feu vert pour envoyer des forces armées sur le territoire de l'ancienne république soviétique.

Le secrétaire britannique au Foreign Office, William Hague, a jugé lundi que la Russie avait pris le contrôle opérationnel de la Crimée et s'est dit très inquiet des possibles initiatives à venir de Moscou dans l'est de l'Ukraine, où de nombreux habitants ont le russe pour langue maternelle.

La Suisse, qui préside l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a annoncé lundi qu'elle tentait de mettre sur pied un groupe de contact international sur l'Ukraine.

Les cours du pétrole gagnent autour de 2% en raison des tensions et certains courtiers voient le baril du brut léger américain atteindre rapidement les 120 dollars - contre 104 actuellement - en cas de guerre en Ukraine.

D'autres courtiers pensent qu'une solution politique sera trouvée dans les semaines, ce qui permettra aux marchés actions de reprendre leur élan haussier.

Tous les indices sectoriels sont dans le rouge, avec notamment une chute de près de 2,99% du compartiment automobile, de 2,83% du secteur des services financiers et de 2,80% de l'indice bancaire.

Les plus fortes baisses sont accusées par des entreprises ayant une forte exposition à la Russie comme le fabricant de pneus finlandais Nokian Renkaat (-6,49%), le brasseur danois Carlsberg (-6,57%), le distributeur allemand Metro (-6,37%) ou encore Société générale (-6,74%), qui détient la banque russe Rosbank.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

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  • Mig737 le lundi 3 mar 2014 à 13:21

    Mais c'est du vent, comme d'habitude, il faut montrer qu'on en a une grosse mais ça finira par se calmer, il n'y a qu'à se souvenir de la Syrie il n'y a pas si longtemps!

  • M2487190 le lundi 3 mar 2014 à 13:20

    Bravo pour la strategie de sanctions economic et financieres des PO. LI. TI. C-H-I-E-Ns europenen et des yankees !!!

  • fquiroga le lundi 3 mar 2014 à 13:08

    Dictateurs, politiques et autre banksters.....

  • fquiroga le lundi 3 mar 2014 à 13:07

    Pas perdu pour tout le monde.......