Lourdes, pain bénit des commerçants

le , mis à jour à 08:18
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Lourdes, pain bénit des commerçants
Lourdes, pain bénit des commerçants

Le diable s'arrête à deux pas de la porte principale du sanctuaire. Mais celui-là n'effraie personne, bien au contraire. Sur le petit chariot s'entreposent de gros cartons remplis de bidons et de gourdes en forme de Vierge. Chaque jour, il s'en vend des milliers à Lourdes. « Au moins plusieurs centaines chez nous », explique en les rangeant Nathalie, vendeuse depuis quinze ans à la boutique l'Esplanade, une des dernières avant de pénétrer dans le site dédié à Marie. Alors que le 143 e pèlerinage s'est achevé hier dans la cité mariale, les commerçants sont unanimes.

 

Ce week-end du 15 août a été du pain bénit pour leur activité qui avait pourtant mal démarré cette saison. « Avec tout ce qui s'est passé, on avait peur que ça ne prenne pas, que les gens ne viennent pas. On est donc plutôt contents », sourit Nathalie. « On fait + 40 % par rapport à un week-end normal même si le panier moyen n'est pas très élevé, aux alentours de 8 € », enchérit Pascale. La quadragénaire tient avec son mari Pascal (!) le magasin Tourisme et Religion depuis quatre ans. En plus des chapelets et des statuettes à l'effigie de la mère de Jésus, elle vend elle aussi énormément de bidons et fioles, entre autres. « Lourdes, c'est l'eau, ses bienfaits, alors les gens en achètent de toute taille », reprend-elle.

 

Ce n'est pas Suzanne, une Niçoise de 49 ans qui va dire le contraire. Devant la basilique, elle traîne deux gros sacs où trônent quatre bidons estampillés Lourdes et une dizaine de petites gourdes. « Je remplis à la fontaine les gros et j'offre ensuite l'eau bénite dans les petites Vierge. Il y en a pour mes amis, ma fille, ma nièce. On la boit ou on la passe sur le visage et les mains pour se sentir mieux. J'en ai eu pour une quinzaine d'euros. » Bénite... l'eau ne l'est pourtant pas à Lourdes ! Elle est « banale », prévient le site Internet du sanctuaire. Mais sa popularité est miraculeusement ...

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  • frk987 il y a 4 mois

    Je cite la source http://leconjugueur.lefigaro.fr/frpiegebenir.php, car je déteste m'approprier ce qui n'est pas à moi.

  • frk987 il y a 4 mois

    La particularité du verbe bénir, verbe du deuxième groupe par ailleurs régulier, est d'avoir deux participes passés. Le participe passé bénit, bénite s'emploie uniquement comme adjectif dans tous les cas où l'on parle de choses liées à une bénédiction rituelle :De l'eau bénite, du pain bénit. Dans les autres cas où l'on ne parle pas de bénédiction rituelle, on utilise le participe passé béni, bénie. Là où ça se complique, c'est que même s'il s'agit de choses liées à une bénédiction rituelle

  • frk987 il y a 4 mois

    Ben voui Mucius, mais le journaleux provient du "parisien", lutte sans merci avec l'AFP pour l'orthographe !!!!!

  • mucius il y a 4 mois

    On écrit : "pain béni"

  • frk987 il y a 4 mois

    Que l'Eglise accepte ces marchands du temple, ça me dépasse.