Loup gris, l'Indien normand

le
1
À Triqueville, petit village de l'Eure, Alain Legris, dit Loup gris, a planté son tipi pour vivre comme un Indien mohawk de la fin du XVIIIe siècle. Un rêve qui l'habite depuis l'enfance.

Face au miroir, Alain Legris ajuste son cimier décoré de plumes d'aigle et de perles de verre. Comme devant un public invisible, il recouvre lentement son visage d'ocre et trace un long trait noir vertical depuis le front jusqu'au menton. Puis, du bout des doigts, il applique une couche de peinture blanche zébrée de lignes horizontales noires sur la moitié de sa figure. Dans la lumière douce de son tipi planté en plein coeur de la Normandie, à Triqueville, dans le canton de Pont-Audemer, Alain Legris, 67 ans, est devenu Loup gris, un Indien Mohawk de la fin du XVIIIe siècle, dont l'image le hante depuis l'enfance.«Quand je me peins le visage, explique-t-il, je fais le vide dans ma tête. Je plonge mes mains dans les couleurs et laisse mon esprit me guider. Ces peintures changent en fonction de ce que je ressens au moment présent. Mais j'ai un motif récurrent: rouge d'un côté et blanc barré de noir de l'autre. Une peinture de cérémonie qui me montre tel que je suis: à

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlaure13 le jeudi 5 juil 2012 à 19:34

    Il faut bien que jeunesse se passe !...d'autres brûlent des voitures...agressent de paisibles gens...les tuent...ete...etc...