Louis Picamoles : " Profiter de l'instant présent et m'envoyer au maximum "

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Louis Picamoles : " Profiter de l'instant présent et m'envoyer au maximum "
Louis Picamoles : " Profiter de l'instant présent et m'envoyer au maximum "

Absent en début de la saison en raison d'un virus infectieux, le troisième ligne des Bleus Louis Picamoles savoure le fait d'être avec le groupe France, même si la préparation physique n'est pas la période qu'il apprécie le plus.

Louis Picamoles, avez-vous bien profité de la journée « off » de samedi ?
Ça fait toujours du bien. Avec les journées qui sont intenses et dures, ça a permis à tout le monde de s’aérer la tête et de bien récupérer pour aborder cette dernière semaine intense, avant les quatre jours de repos en famille.

En 2011, vous aviez déjà vécu une préparation intense et une très belle saison par la suite...
Oui. Le fait d’avoir eu une grosse préparation et de ne pas avoir eu beaucoup de temps de jeu pendant la Coupe du monde m’avait permis de rentrer en club en forme. La préparation m’avait servi pendant un bon moment et j’avais pu aborder la saison qui a suivi avec un maximum de fraîcheur mentale et physique.

Quels sont vos objectifs durant cette préparation ?
Déjà effectuer cette préparation avec un maximum d’enthousiasme, progresser et essayer de montrer un maximum de choses. Quand le rugby prendra un peu plus de place et qu’on se sentira bien physiquement, il faudra essayer de prendre un maximum de plaisir et montrer qu’on peut apporter quelque chose à l’équipe de France.

Ayant été blessé de nombreux mois, savourez-vous encore plus d’être ici ?
Oui, je savoure, même si on râle parfois dans la difficulté, mais le soir, on est content d’avoir tout donné. Avec le début de saison que j’ai vécu, je ne me pose pas trop de questions et j’essaie juste de profiter de l’instant présent et de m’envoyer au maximum. De toute façon, je sais que ça paiera quand on passera sur le rugby.

La liste sera réduite de 36 à 31 dans un mois, ressentez-vous un peu de pression ?
Pour le moment, j’attends de voir. L’énergie et le gaz que j’ai, je préfère les garder pour les grosses séances qui nous attendent. Je n’y pense pas encore. J’ai mes objectifs personnels, et si je veux parvenir à mes fins, il va falloir faire une belle préparation physique. Personnellement, je me sens de mieux en mieux, et ça va monter crescendo. Il faut que je passe par là pour arriver à m’exprimer le mieux possible sur le terrain.

« De temps en temps, on se remémore un petit peu ce qu’on a vécu en 2011 »

Etes-vous un joueur différent par rapport à 2011 ?
Déjà, j’ai grandi, j’ai peut-être un peu plus de maturité. Je suis père de famille, je relativise un petit peu plus le côté professionnel. On se pose moins de questions, on essaie de plus savourer, moins se torturer l’esprit avec des choses qui paraissent bien futiles alors qu’à l’époque, ça pouvait me prendre pas mal d’énergie. 

Etes-vous un meilleur joueur ?
C’est difficile de se juger soi-même. Je suis peut-être un joueur un petit peu plus complet, mais je laisse les autres juger mes performances.

Ressentez-vous la concurrence avec les autres troisièmes lignes ?
Je n’ai pas l’impression qu’on soit dans l’aspect concurrence. C’est très positif, tout le monde essaie de bosser. Chacun a ses qualités. C’est sûr que sur la préparation physique, je ne vais régler pas grand monde, car ce n’est pas mon point fort. J’essaie de me concentrer sur moi, sur ce que j’ai à améliorer, sans trop regarder les autres troisièmes lignes. C’est comme ça que chacun avancera le mieux.

Que représente la Coupe du monde pour vous ?
C’est quelque chose qu’on attend tous les quatre ans, c’est un énorme événement pour tout sportif. Ce sont toujours des expériences extraordinaires, humainement et sportivement. On a toujours hâte d’y être.

Quels souvenirs gardez-vous de 2011 ?
En 2011, c’est sans doute en finale qu’on joue le match qu’on mérite le plus de gagner. Il y a eu beaucoup de frustration. Il y a eu des moments très compliqués, mais j’en garde personnellement des moments exceptionnels sur le plan humain. De temps en temps, on se remémore un petit peu ce qu’on a vécu en 2011 et c’est là qu’on voit que ce sont des événements qui marquent une carrière.

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