Louis Picamoles : " Même si je râle, j'essaie de savourer ce moment "

le
0
Louis Picamoles : " Même si je râle, j'essaie de savourer ce moment "
Louis Picamoles : " Même si je râle, j'essaie de savourer ce moment "

Blessé en début de saison, le troisième ligne de Toulouse et de l'équipe de France Louis Picamoles ne peut que savourer d'être parmi les 36 joueurs qui préparent la Coupe du monde. Même s'il souffre pendant la préparation physique.

Louis Picamoles, comment se passe la préparation depuis lundi ?
Ça a commencé très fort dès lundi donc ça pique et ça risque de continuer pendant encore un petit moment. Mais on sait qu’on est là pour ça et ce sera bénéfique pour toute l’équipe.

Y a-t-il un exercice où vous avez souffert plus que les autres?
Non pas vraiment. Les exercices sont faits pour que ce soit intense tout au long de la journée. On doit en passer par là pour être sûr de l’état de forme de chacun et être le plus performant possible.

En 2011, ce genre d’exercices intenses vous avait-il aidé ?
Y’a pas photo, oui.

Est-ce qu’avec cette préparation vous allez pouvoir rivaliser dans les grands matchs ?
Oui, toute cette préparation est faite pour être le plus performant possible et qu’on puisse mettre notre jeu en place. Tout est fait pour rivaliser avec les meilleurs et atteindre l’objectif suprême.  

Vos deux dernières années ont été contrastées, cela doit être important pour vous d’avoir été sélectionné…
Bien sûr ! J’ai eu pas mal de pépins physique et pouvoir être présent aujourd’hui et pouvoir participer à cette préparation, c’est une énorme joie et ça donne envie d’aller jusqu’au bout et d’être le meilleur.

Par rapport à tout ce que vous avez vécu, est-ce que vous avez eu peur de rater cette échéance ?
Elle a été courte mais il y a eu une période en début de saison, quand j’avais des soucis de santé, où j’avais d’autres priorités et je me disais « rends-toi à l’évidence, peut-être que ça va être compliqué d’atteindre cet objectif » donc je m’étais fixé d’autres objectifs personnels comme revenir en forme. Mais petit à petit quand tout est revenu dans l’ordre, cette échéance est redevenue une obsession.

« Une aventure humaine très forte en 2011 »

Est-ce que ça décuple votre bonheur d’être là aujourd’hui ?
Je savoure un petit peu plus après avoir vécu ces difficultés en début de saison et avoir pu revenir pour intégrer à temps le groupe pour la préparation. Donc même si je râle, j’essaie de savourer ce moment.  

Est-ce que vous arrivez déjà à visualiser cette Coupe du monde ?
Bien sûr on y pense ! On sait pourquoi on fait tout ça et l’objectif que chacun se fixe c’est être le meilleur possible à son poste pour pouvoir apporter le plus de choses à l’équipe.

Quel souvenir gardez-vous de 2011 ?
2011, c’était particulier pour moi sportivement parlant parce que c’était une frustration. Mais au niveau de l’aventure humaine c’était quelque chose de très fort. De temps en temps on se remémore quelques souvenirs et ce sont des choses qui marque une carrière. En plus, on n’a pas été loin de faire quelque chose d’exceptionnel donc on n’en retire que des choses extraordinaires. Avoir la chance de revivre ça une seconde fois, il faut vraiment le savourer.

Vous avez revu la finale ?
Non.

Souvent, le XV de France n’est pas favori pour la Coupe du monde mais va loin. Est-ce que vous pensez que ça peut encore arriver cette année ?
Je ne sais pas, en tout cas on travaille depuis lundi pour progresser physiquement avec l’objectif d’être le mieux possible. On a tous l’envie d’aller le plus loin possible et d’être champion du monde. Si on n’a pas tous la même ambition ça risque d’être compliqué face aux autres grandes nations que l’on va rencontrer. 

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant