Louis Delfino, footballeur aviateur

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Louis Delfino, footballeur aviateur
Louis Delfino, footballeur aviateur

Orphelin de son père tombé au combat lors de la Première Guerre mondiale, Louis Delfino a fait le bonheur de l'OGC Nice avant de faire celui de l'armée de l'air. Buteur hors pair, puis pilote d'exception devenu général après la guerre, Louis Delfino fait encore aujourd'hui la fierté des Aiglons.

À quelques encablures du vieux port et de la longue promenade des Anglais, entre la rue Arson et le boulevard Risso, s'étire paisiblement le boulevard du général Louis Delfino. Et cette petite allonge de bitume a tout pour plaire : un square, de jolis palmiers, de grands immeubles, de petits hôtels particuliers, un centre commercial et même un Conforama. Les Niçois y déambulent tranquillement. Parmi eux, certains savent à qui ce boulevard rend hommage. D'autres l'ignorent et flânent sans vraiment se douter que, sans ce général Delfino et d'autres de ses semblables, ni l'OGC Nice ni la République française ne seraient aujourd'hui les mêmes. Les Aiglons du GYM n'auraient par exemple pas connu leur première grande épopée en Coupe de France, en 1930/1931. La France, quant à elle, aurait peut-être mis plus de temps à se libérer du joug nazi qui l'étranglait pendant la Seconde Guerre mondiale. Et il serait bien bête d'oublier la belle histoire de Louis Delfino, footballeur aviateur au destin incroyable.

L'enfant de Riquier


Né dans la rue Arson le 5 octobre 1912 d'un père ébéniste enrôlé et tué pendant la Première Guerre mondiale et d'une mère ouvrière à la manufacture des tabacs, Louis Delfino grandit dans le quartier populaire de Riquier et se découvre très rapidement une passion pour le football. D'après le numéro 25 du magazine Issa Nissa, c'est lors de sa scolarité au lycée Masséna que Delfino développe son jeu. À l'âge de 18 ans seulement, il intègre l'équipe première de l'OGC Nice. À cette époque, lorsqu'il rentre chez lui par le boulevard Sainte-Agathe, il est loin de s'imaginer que cette rue portera un jour son nom. À la pointe de l'attaque, l'Aiglon se fait vite un nom. " Fino " empile les buts et les bonnes prestations. Lors de la saison 1930/1931, il forme, avec Boulet, Emmanuelidès et Andoire une attaque de folie, grâce à laquelle l'OGC Nice se hisse en demi-finales de la Coupe de France, à Colombes.

Top 10 : j'ai fait la Seconde Guerre mondiale
Malheureusement, les Aiglons se font dominer par le Club français (6-1), et Louis Delfino se recentre par la suite sur ses études. Il pourrait devenir ébéniste comme son père, mais Delfino a d'autres desseins.…





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