Louer ses cadeaux peut être plus rentable que les vendre

le
1
Certains déçus de Noël ont déjà pris l'habitude de revendre les cadeaux qui ne leur plaisent pas. Un site internet propose aussi de les louer.

Ils ont été nombreux à avoir beaucoup de cadeaux et peu d'états d'âme. Au lendemain de Noël, les déçus se sont rués sur les sites de revente pour tirer quelques deniers du pull importable offert par belle-maman, du 13ème tire-bouchon magique parfaitement inutile, de l'anthologie en 5 tomes que personne n'ouvrira.

Mais ils ont été aussi nombreux à inaugurer un nouveau service poussant plus haut la rentabilisation des déceptions: la mise en location de leurs cadeaux. Le site e-loue, créé il y a deux ans, a ainsi enregistré depuis samedi soir une explosion du nombre d'objets mis en ligne, avec près de 200 % d'augmentation. Alors que le site avait comptabilisé 2 000 objets au lendemain des fêtes l'an passé, 18 000 ont été enregistrés depuis samedi.

Utilisation «collaborative»

Le principe est simple: robes, appareils photos, sacs, vélos et autres biens de consommation en tous genres sont proposés à la location le temps d'une soirée, une journée ou une semaine, selon un calendrier de disponibilité. L'e-loueur signe un contrat de location qui inclue une assurance et une caution fixée par ses soins, en cas de dégradation ou de perte de l'objet. Le site prend une commission de 15 %.

«Un cadeau reste sentimental, on éprouve toujours une culpabilité à le vendre ou à le faire dormir dans un placard, justifie Alexandre Woog, fondateur d'e-loue. En le louant, on fait vivre l'objet, on fait plaisir à d'autres et on le récupère quand on veut». Surfant sur la crise, le recyclage et le papillonnage consumériste, la société préfère mettre l'accent sur l'«utilisation collaborative», vantant la possibilité d'augmenter le «pouvoir d'usage des Français». Sans se cacher, pour autant, de l'intérêt économique. «La location permet de gagner au final plus d'argent que la revente de l'objet», assure le site.

140 000 objets en location

Conjoncture, nouvelles m½urs et regain de mauvais goût aidant, les internautes n'éprouvent plus de réticence à capitaliser l'avenir de leurs présents et à les gérer comme de véritables biens de commerce. «L'engouement cette année est étonnant, se félicite Alexandre Woog, nous avons à ce jour 40 000 utilisateurs actifs et un total de 140 000 objets en location». Au palmarès de ce Noël 2011, beaucoup d'objets high-tech, appareils photos, consoles de jeu mais aussi un véritable arsenal de matériel de ski.

Parmi les actionnaires du site figurent Didier Pineau-Valencienne (ex CEO Schneider), Olivier Schatz (ex DG IXIS), les frères de Blanc Restauration ou encore Leopold Schonbach (ex directeur commercial IBM).

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jean02 le mercredi 28 déc 2011 à 14:55

    Ceci s'appelle un acte de commerce, donc commerçant donc charges patronales de 50%