Louer des jouets au lieu de les acheter

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Le site Internet Ecojouet.fr propose aux parents d'enfants âgés de zéro à cinq ans de louer trois, quatre, cinq, voire même six jouets, sur une période de un à six mois.

Consommer sans acheter. Un entrepreneur français a décidé d'appliquer ce principe aux jouets pour enfants. Son site Internet, Ecojouet.fr, propose aux parents d'enfants âgés de zéro à cinq ans de louer trois, quatre, cinq, voire même six jouets, sur une période de un à six mois. Une opportunité pour certains parents alors que de nombreux jouets achetés en France finissent chaque année à la poubelle.

«Cette idée m'est venue avec la paternité, il y a un peu plus d'un an. À l'époque, j'étais dans une période de transition professionnelle, je venais de quitter mon entreprise et je me posais des questions sur mon avenir, raconte au figaro.fr Stéphane Cozic, le fondateur du site. En observant mon fils de dix mois, en pleine phase de découverte, je me suis rendu compte qu'il passait sans cesse d'un jouet à l'autre, voire qu'il ne s'intéressait parfois qu'à leur emballage!» Un gâchis qui a donné à ce père de famille l'idée de proposer des jouets en location sur la toile.

Le principe? Les parents choisissent au minimum trois jouets, ceux de leur choix, pour une durée de un, trois ou six mois et la location ne peut excéder six jouets. Les tarifs varient entre 15,90 et 59,80 euros par mois suivant la formule choisie. Soit une économie, selon lui, de 20 à 60 % par rapport à un potentiel achat dans la grande distribution. Une équation qui devient donc moins avantageuse à partir du deuxième mois de location. Chaque prix comprend également la livraison aller-retour, les piles et le nettoyage des jouets. Si le jouet est retourné cassé au fournisseur ou avec des pièces manquantes, le consommateur devra en revanche ajouter à son tarif de base une pénalité de l'ordre de 80% de la valeur de l'objet. Parmi les clients: des «parents en couple ou célibataires», des «grands-parents», mais aussi «des touristes en vacances quelques semaines en France».

Un geste pour la planète

Au-delà de l'alternative proposée aux parents, Stéphane Cozic voit également dans sa petite entreprise le moyen de faire un geste pour la planète. «Je propose une consommation collaborative qui permet de limiter la production puisque les jouets sont réutilisés», se réjouit-il. Autre point positif selon lui: ce système permet d'apprendre le partage à son enfant, en lui expliquant qu'il transmettra plus tard son jouet à un autre enfant, qui le donnera lui-même à quelqu'un d'autre, etc. En cas de crises de larmes ou si l'objet a vraiment plu à son enfant, il est toutefois possible de l'acheter à un prix préférentiel.

Depuis le lancement de son site, Stéphane Cozic constate une progression régulière du nombre de ses clients. Si certains d'entre eux ne renouvellent pas leur commande, il compte aujourd'hui une centaine de consommateurs réguliers. Un business que ce père de famille n'est pas le seul à avoir flairer. Trois autres sites Internet offre actuellement le même type de prestation pour des tarifs équivalents.

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