Lopes, c½ur de Lyon

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Champion d'Europe avec le Portugal cet été, Anthony Lopes a depuis traversé un début de saison compliqué sur le plan personnel et collectif. Au point de fondre en larmes contre son poteau début septembre après la première défaite de l'OL dans son nouveau stade contre Bordeaux. Peut-être parce que lui sait ce qu'est être joueur et supporter de son club de toujours.

C'est peut-être là qu'une large partie du début de saison flingué de l'Olympique lyonnais s'est joué. En privé comme en public, Bruno Génésio aimait parler du Parc OL. Lui, l'ancien adjoint devenu entraîneur de l'équipe première, l'ancien gamin du virage nord de Gerland transformé en premier décisionnaire d'une institution qui coule dans ses veines depuis plus de quarante ans. Génésio racontait alors comment son groupe avait réussi à "installer un climat particulier" dans une enceinte où il a pendu sa crémaillère le 9 janvier dernier par une baffe donnée à Troyes. En l'espace de quelques semaines, le Parc OL était alors devenu "une forteresse" dans la bouche de l'entraîneur lyonnais et dans celle de son président, Jean-Michel Aulas, qui a pu danser sur une victoire convaincante contre le PSG (2-1) fin février et une autre contre l'AS Monaco début mai (6-1). Puis, tout a basculé d'un coup. Le jeu chatoyant de la deuxième partie de saison installé par Génésio, l'impression d'un groupe de potes intouchable quand chacun tire dans le même sens – ce qui n'est plus forcément toujours le cas – mais aussi la forteresse, donc. Car le 10 septembre dernier, juste après une première gifle reçue à Dijon (2-4), le Parc OL est tombé face à Bordeaux (1-3). En trois coups de poignard, des traits de comportement inquiétants et sur ce visage. Celui d'un homme, seul, le dos posé contre son poteau. Au final, il se relèvera et sera le seul à aller saluer les quelque 40 000 personnes présentes ce jour-là. Car il ne peut pas oublier que quelques années plus tôt, il faisait partie de cette foule. Mais aussi parce que ça "le fait chier d'avoir fait une prestation comme celle-là. Je ne me donne pas le droit de sortir un match comme celui-là." Anthony Lopes l'avoue : il n'a jamais été plus bas dans sa carrière.

L'authenticité, l'identité et les fidèles

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