Londres suspend la vente de parts de RBS et Lloyds-sources

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    par Andrew MacAskill 
    LONDRES, 27 juin (Reuters) - Le gouvernement britannique a 
renoncé à vendre cette année des participations de l'Etat dans 
Royal Bank of Scotland  RBS.L  (RBS) et Lloyds Banking Group 
 LLOY.L  en raison du vote pour la sortie du pays de l'Union 
européennes et de ses retombées boursières, a-t-on appris de 
plusieurs sources, une décision qui devrait le priver de 
plusieurs milliards de livres de recettes budgétaires. 
    Le Trésor prévoyait initialement de lever neuf milliards de 
livres (10,8 milliards d'euros) grâce à la vente d'une partie du 
capital des deux groupes bancaires, nationalisés pendant la 
crise financière.  
    Mais la tempête financière et les incertitudes économiques 
liées au vote de jeudi dernier l'ont contraint à repousser ces 
cessions jusqu'à 2017 au plus tôt, ont dit à Reuters des sources 
proches du Trésor.  
    Le ministère des Finances s'attend à une période prolongée 
de volatilité des marchés, ont expliqué les sources.  
    "Il nous faudra un certain temps pour évaluer les 
conséquences pour les banques avant de pouvoir ne serait-ce 
qu'envisager une vente", a dit l'une des sources.  
    Au-delà de ces deux privatisations bancaires, les 
incertitudes politiques et économiques risquent aussi de 
retarder le projet de cession d'un portefeuille de prêts 
d'environ 14,2 milliards d'euros détenu par Bradford & Bigley, 
une banque spécialisée dans le crédit immobilier également 
nationalisée pendant la crise, a expliqué l'une des sources.  
    Or, la dette publique qui a financé les nationalisations 
d'établissements financiers représente toujours une charge 
d'environ 200 millions de livres par mois sous forme d'intérêts, 
selon les données de l'Office for Budget Responsibility.  
    L'établissement public UK Financial Investments, qui gère 
les participations de l'Etat dans le secteur bancaire, et le 
Trésor ont refusé de commenter ces informations.  
    Lloyds a déclaré que le calendrier d'une éventuelle cession 
d'une partie de son capital relevait d'une décision du 
gouvernement et RBS s'est refusé à tout commentaire.  
    L'Etat détient actuellement 73% du capital de RBS et 9% de 
Lloyds.  
    Le ministre des Finances, George Osborne, prévoyait 
initialement d'achever le désengagement de l'Etat de Lloyds en 
vendant pour environ deux milliards de livres d'actions à des 
investisseurs individuels d'ici la fin de l'année et le solde à 
des investisseurs institutionnels. 
    Il souhaitait parallèlement vendre pour 5,4 milliards de 
livres d'actions RBS cette année.  
      
 
 (Marc Angrand pour le service français) 
 

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